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Juppé: "Sarkozy fait campagne. Mais pardon de le dire, on le fait tous"

Alain Juppé

Alain Juppé - STEPHANE DE SAKUTIN - AFP

Dans un entretien au Parisien, le maire de Bordeaux et candidat à la primaire UMP estime également que François Hollande ne pourra pas ignorer "le message des urnes" dimanche lors des départementales.

Alain Juppé n'est pas seulement candidat à la primaire de sa famille politique en 2016. Il tient à dire qu'il est aussi en campagne aux côtés des candidats UMP à l'occasion des élections départementales des 22 et 29 mars prochain. Jeudi dans les colonnes du Parisien, le maire de Bordeaux insiste sur le fait que Nicolas Sarkozy n'est pas le seul en campagne sans s'étendre sur le cas de président de l'UMP qui "est sur le terrain et dans son ton".

"Nicolas Sarkozy fait campagne. Mais pardon de le dire, on le fait tous", dit-il au quotidien.

Hollande et le "message des urnes"

Plus largement, Alain Juppé, qui estime que "vues les divisions, de nombreux candidats de gauche seront éliminés au premier tour", juge que le président de la République François Hollande "ne pourra pas ignorer le message des urnes" alors que la défaite du PS est annoncée massive.

Sur la question du Front national, "je ne ressens pas de sentiment de peur", assure le maire de Bordeaux. "Le FN, c'est le retour en arrière", dit-il, affirmant ne pas croire à une élection de Marine Le Pen en 2017:

"Le retour au franc, la retraite à 60 ans, le rétablissement de la peine de mort, on voit bien que le FN propose de revenir à la France de 1980, les déficits en plus! Je préfère me tourner vers l'avenir".

Sarkozy a "un gros appétit"

Et le candidat à la primaire d'évoquer ce que serait un Alain Juppé président de la République. "Je n'ai pas l'intention de passer mon temps à séduire les Français en leur mentant", assure celui qui s'est allié à l'ennemi de la frange la plus radicale de l'UMP, le Modem François Bayrou. "Je proposerai une dizaine de réforme fondamentales. (...) Il faut dire ce que l'on fera".

Mais en privé, Nicolas Sarkozy dit qu'il ne "fera qu'une bouchée" de lui lors de la primaire. "Il a un gros appétit, s'amuse Alain Juppé. Mais gare à l'indigestion".