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Isabelle Balkany: "Je n'y suis pour rien si j'ai été élevée dans un hôtel particulier du 16e"

Isabelle Balkany, en juin 2015, à Puteaux.

Isabelle Balkany, en juin 2015, à Puteaux. - Stéphane de Sakutin - AFP

Malgré les échéances judiciaires qui se rapprochent, les Balkany restent sereins. Après la saisie de deux de leurs biens immobiliers, dans l'Eure et aux Antilles, les juges d'instruction en charge de l'enquête pour fraude fiscale, visant le député-maire de Levallois et son épouse, ont demandé la saisie d'une troisième demeure, à Marrakech, apprenait-on dans la semaine. Mais, interrogés par le JDD ce dimanche, Patrick et Isabelle Balkany ne laissent rien paraître de leur éventuelle inquiétude. "Y'a rien", résume ainsi Patrick Balkany.

Évoquant le cas de la villa Pamplemousse, la somptueuse propriété -vendue depuis- située sur l'île antillaise de Saint-Martin, évaluée à 3 millions d'euros et qui n'a jamais été déclarée à l'ISF, son épouse se défend. "Je n'y suis pour rien si j'ai été élevée dans un hôtel particulier de 3.000 m² du 16e et si, enfant, j'allais en Rolls à l'école! J'ai eu de l'argent de ma famille, et je l'avais placé dans cette villa pour mes enfants".

"Estimations délirantes"

Quant au moulin de 500 m² à Giverny, dans l'Eure, dont le couple a fait donation à ses enfants en 1997, et qui vient d'être saisi par la justice, Isabelle Balkany accuse le fisc "d'estimations délirantes" sur sa valeur. 

Enfin, le couple nie fermement être propriétaire du fameux riad de Marrakech, le Dar Gyucy . "On n'a rien à voir avec cette maison, on y allait en vacances", assure ainsi la première adjointe à la mairie de Levallois. Une source citée par le JDD, hébergée dans la villa marrakchi, avance toutefois qu'il ne "faisait pas de doute" que la maison appartenait bien au couple Balkany. "la grande chambre à l'étage, avec ses deux salles de bains, était celle du couple", précise cette même source. 

A.S.