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Intégration des musulmans: Fillon veut faire évoluer la loi de 1905

François Fillon estime qu'il "ne faut rien d'interdire pour mieux intégrer la religion musulman dans la République".

François Fillon estime qu'il "ne faut rien d'interdire pour mieux intégrer la religion musulman dans la République". - Patrick Kovarick - AFP

François Fillon estime qu'il "ne faut rien d'interdire pour mieux intégrer la religion musulmane dans la République". A ce titre, l'ancien Premier ministre préconise une évolution de la loi de 1905 sur la séparation de l'Etat de l'Eglise, ce à quoi François Hollande est fortement opposé.

"Il n'est pas question de modifier la loi 1905", a martelé François Hollande au cours de sa cinquième conférence de presse jeudi. Face à cette prise de position, l'ancien Premier ministre François Fillon se demande "où sont les propositions courageuses?" de l'actuel président de la République.

Dans le détail, la député de Paris évoque notamment la question de l'intégration de l'islam dans la République française.

A ce titre, l'ancien chef du gouvernement de 2007 à 2012 affirme, dans une interview au Figaro, datée de ce vendredi, que, "si on veut pleinement réussir l'intégration de la religion musulmane dans la République, il ne faut rien s'interdire" concernant la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat. D'où une franche opposition avec les propos tenus par François Hollande depuis l'Elysée.

"Pour réussir l'intégration, il ne faut rien s'interdire"

"Je suis attaché au principe de la laïcité, mais poser comme postulat que rien ne doit évoluer est une erreur. La loi de 1905 n'est pas une relique dans un musée", affirme encore le député de Paris dans cet entretien.

Selon lui, "si l'on veut pleinement réussir l'intégration de la religion musulmane dans la République, il ne faut rien s'interdire. La loi ne nous offre pas aujourd'hui la possibilité de contrôler la formation des imams, pas plus que la source de financement des lieux de culte", regrette-t-il.

Un président rempli d'une assurance qui "ne sert à rien"

"On a senti" le président "plus sûr de lui, plus grave que d'habitude. Malheureusement, cette assurance ne sert à rien", affirme François Fillon, selon qui les résultats économiques du pays sont "calamiteux" et "toutes les prévisions négatives". Tandis que François Hollande a reproché à l'UMP de ne pas se prononcer contre le FN, à propos de la législative partielle dans le Doubs dimanche prochain, François Fillon se positionne pour le "ni-ni".

"Nous devons nous opposer au FN parce qu'il apporterait le chaos dans le pays. Mais, pour autant, un parti comme l'UMP ne peut pas cautionner l'échec total de la majorité en appelant à voter pour un candidat socialiste", dit-il.

Enfin, il juge que le voyage de François Hollande et Angela Merkel jeudi à Kiev et vendredi à Moscou est "la seule bonne nouvelle" de la conférence de presse du chef de l'Etat. "Mais que de temps perdu!", s'exclame-t-il.

Jé. M. avec AFP