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Fillon n'est pas très "fier" de ses augmentations d'impôts

François Fillon était invité de L'émission politique sur France 2

François Fillon était invité de L'émission politique sur France 2 - Eric FEFERBERG / AFP

Le candidat à la primaire de droite François Fillon est revenu sur une augmentation d'impôt décidée alors qu'il était Premier ministre. S'il semble faire son mea culpa, il tacle aussi son adversaire Nicolas Sarkozy.

Finalement, François Fillon regrette. Pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy et alors qu'il était Premier ministre, les impôts sur l'épargne et le capital ont connu une augmentation. Dans L'émission politique sur France 2, le candidat à la primaire de droite a fait son mea culpa:

"C'est pas ce dont je suis le plus fier. Nous étions dans une situation de crise financière extrême, nous avons dû affronter la crise de 2010-2011."

Pour l'ancien ministre, "il y avait plusieurs solutions pour réagir". "J'en avais proposé une au président de la République : certes, on va augmenter un certain nombre d'impôts car c'est nécessaire par rapport à la situation financière et la crédibilité. En échange, je veux une mesure de compétitivité. Je veux qu'on augmente le temps de travail, d'une heure, deux heures".

Le refus de Sarkozy

Taclant Nicolas Sarkozy au passage, il assure que l'ancien chef de l'Etat a décidé que ce n'est pas possible "pour des raisons politiques et électorales". Tout en reconnaissant qu'ils ont "choisi ensemble".

"On a trop attendu de pratiquer un choc relatif, pour redonner psychologiquement aux Français l'envie de se défoncer, travailler, gagner de l'argent. Le projet que je propose est le seul de nature à provoquer ce choc" a-t-il souligné, lui que ses adversaires à la primaire caricaturent souvent en Margaret Thatcher, ultra-libérale Première ministre britannique des années 1980 au surnom de "dame de fer".

François Fillon reste attaché à une mesure d'augmentation du temps de travail, en assurant: "Je demande aux Français de travailler un peu plus".

M.L. avec AFP