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Fillon défend la rémunération des médecins en s'en prenant aux plombiers

François Fillon lors du débat de l'entre-deux tours de la primaire à droite face à Alain Juppé, le 24 novembre 2016.

François Fillon lors du débat de l'entre-deux tours de la primaire à droite face à Alain Juppé, le 24 novembre 2016. - Image TF1-France 2

Si François Fillon a convaincu des Français lors du débat d'entre deux tours de la primaire à droite, il s'est sans doute fâché avec quelques plombiers. Pour défendre la rémunération des médecins, il a fait une comparaison avec ce métier. L'ancien Premier ministre estime qu'"il y a un moment où demander à quelqu'un qui a fait dix ans d'études, qui a votre vie entre ses mains, d'être moins bien payé que quelqu'un qui vient réparer la plomberie chez vous, c'est juste pas acceptable".

Une petite phrase qui a fait réagir sur les réseaux sociaux: 

De fait, selon une étude de l'Insee, les médecins libéraux ont gagné en moyenne un peu moins de 110.000 euros en 2011. Soit un peu moins de 9200 euros bruts par mois. Il est plus complexe d'avoir un chiffre comparable pour les plombiers. Cependant, selon une étude de la Fédération des centres de gestion agréés (FCGA), datant de 2013, un plombier-chauffagiste gagne en moyenne 45.900 euros bruts par an. 

François Fillon a pris cet exemple pour évoquer le système de santé. Un secteur que le député de Paris souhaite "désétatiser". 

"La première chose que je veux faire, c'est désétatiser notre système de santé. Et pour cela Il faut remettre les médecins libéraux au coeur de notre système. On créé un maximum de maisons de santé pour décharger l'hôpital de missions qu'il accomplit aujourd'hui. On recrute plus de médecins, je veux qu'on augmente le numerus clausus", a dit l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy dans ce face-à-face l'opposant à Alain Juppé.

"Oui je propose que la Sécurité sociale se concentre sur les risques principaux. Alors tout de suite, la caricature, ça va être juste les affections de longue durée. Non! Affections graves et de longue durée. On va discuter avec les partenaires sociaux de la composition de ce panier de soins qui devrait être couvert par la sécurité sociale", a poursuivi le député de Paris.

"Et je souhaite que pour le petit risque, on aille vers l'assurance complémentaire. Enfin, je veux évidemment mettre en place un bouclier de santé pour que les personnes à revenus modestes ne soient pas concernées par cette obligation de s'affilier à des complémentaires. Je pense que c'est une méthode efficace pour assurer le financement de notre système de santé." 

EN DIRECT: Le résultat de la primaire de la droite et du centre

Violette Robinet