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Européennes: "Je ne compte pas m'excuser d'être qui je suis", assure Bellamy face aux critiques

François-Xavier Bellamy en 2014 - François-Régis Salefran/Creative commons

François-Xavier Bellamy en 2014 - François-Régis Salefran/Creative commons - -

Dans un entretien accordé au Parisien, la tête de liste LR aux européennes assume son conservatisme.

Aussitôt choisi, aussitôt mis sur le gril. Depuis sa désignation pour mener la liste Les Républicains lors des élections européennes, François-Xavier Bellamy est perçu comme étant un choix trop conservateur pour incarner la droite et (surtout) le centre. Dans une interview publiée ce mercredi dans les colonnes du Parisien, l'intellectuel catholique assume pourtant ses convictions.

"Je ne compte pas m'excuser d'être qui je suis. Mais les convictions que j'assume ne m'ont jamais empêché d'être ouvert", y déclare-t-il. Flanqué d'Agnès Evren et d'Arnaud Danjean, profils pro-européens choisis pour rassurer l'état-major de LR, François-Xavier Bellamy fustige l'Europe "déconnectée de la réalité des peuples" que défendrait Emmanuel Macron. 

"Il n'y a pas de peuple européen"

Interrogé sur le souverainisme, qu'il récuse, l'adjoint au maire de Versailles se dit convaincu d'une chose: "La démocratie suppose un peuple, et elle s'effectue à l'échelle nationale. Je ne crois pas que l'Europe puisse être le lieu d'un exercice démocratique unifié parce qu'il n'y a pas de peuple européen." Une position à rebours, du moins dans les mots, de celle défendue par l'aile libérale de LR, et plus raccord avec celle de Laurent Wauquiez.

François-Xavier Bellamy tempère toutefois en affirmant que la question migratoire, par exemple, ne pourra être résolue par les États s'ils s'isolent "les uns des autres". Et de dénoncer la "tentation de la déconstruction" défendue par le Rassemblement national. 

Jules Pecnard