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Européennes: François-Xavier Bellamy, le pari risqué des Républicains

François-Xavier Bellamy en 2014 - François-Régis Salefran/Creative commons

François-Xavier Bellamy en 2014 - François-Régis Salefran/Creative commons - -

Plusieurs membres des Républicains ont exprimé leurs réserves. Parmi eux, Eric Woerth, le président de la commission des Finances de l'Assemblée.

La commission d'investiture des Républicains se réunira mardi prochain pour nommer la tête de liste du parti aux élections européennes. Et, François-Xavier Bellamy semble bien parti pour occuper ce poste. Pourtant, le choix de ce professeur de philosophie de 33 ans suscite de nombreuses inquiétudes au sein du mouvement.

Nombreux sont les Républicains à regretter le choix d'un candidat conservateur, ouvertement soutenu par Laurent Wauquiez. François-Xavier Bellamy s'est en effet fait connaître pour ses positions très marquées contre le mariage pour tous et l'avortement. 

Gérard Larcher, le président du Sénat, a déjà exprimé ses réserves. Sous couvert d'anonymat, bien d'autres s'avouent "très sceptiques", voire "réticents", selon Les Echos. Sur Public Sénat, une élue LR considère que "cette histoire sur l’avortement, ça va nous coller à la peau". 

Un conservatisme qui pose question

Mardi, Eric Woerth, le président de la commission des Finances de l'Assemblée, poids lourd du mouvement, a ainsi appelé à "ne pas transformer Les Républicains en un petit parti conservateur [...]".

"Je m'interroge sur la stratégie du rétrécissement d'un parti de plus en plus conservateur", a t-il par ailleurs déclaré au Figaro. Poursuivant: "Je n'ai rien contre Jean-Xavier Bellamy. Je ne le connais pas. Je suis très heureux que l'on renouvelle le parti mais Les Républicains doivent retrouver l'état d'esprit de l'UMP, celui d'un parti ouvert à toute la droite", "Si l'on fait le choix d'une tête de liste aussi caractérisée que celle qui nous est proposée, alors il faut évidemment que le quatuor de têtes représente l'ensemble des sensibilités des Républicains."

Invité de RTL ce mercredi matin, Guillaume Peltier, 1er vice-président du parti, considère lui qu'il faut lui "laisser sa chance". "François-Xavier Bellamy : "Il est beaucoup plus conservateur que moi, pour autant je n'aime pas les procès d'intention", a-t-il assuré. 

Selon le dernier sondage Ifop, daté du 16 janvier, les Républicains obtiendraient 10 % des intentions de vote aux élections européennes.

Cyrielle Cabot