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Estrosi sur Darmanin: "S'il y a eu faute, il doit y avoir démission"

Le maire de Nice était l'invité de Jean-Jacques Bourdin, ce vendredi matin, sur RMC et BFMTV. S'exprimant sur le cas de Gérald Darmanin, il s'est refusé à demander sa démission.

Une fois de plus, il prend ses distances avec son nouveau chef de file. Invité de Jean-Jacques Bourdin ce vendredi matin sur BFMTV et RMC, Christian Estrosi s'est s'exprimé sur le cas de son ancien collègue Gérald Darmanin, le ministre de l'Action et des Comptes publics, visé par deux plaintes, une pour viol, l'autre pour abus de faiblesse.

"Je suis totalement opposé à quelque démission que ce soit", a déclaré le maire de Nice. "On est rentré dans un cycle aujourd'hui, où dès qu'une accusation tombe sans la moindre preuve, sans la moindre mise en examen par la justice, sans la moindre condamnation a fortiori, il faudrait que chacun démissionne."

"Personne n'est à l'abri"

Avant de poursuivre: "Personne n'est à l'abri de quelque plainte que ce soit, une plainte c'est une plainte, jusqu'à preuve du contraire je lui accorde toute ma confiance." Une position bien éloignée de celle de Laurent Wauquiez, le nouveau président Les Républicains, qui a demandé fin janvier la démission de Gérald Darmanin. Une attitude qui n'a pas plu à notre invité:

"C'est n'est pas un comportement digne au plan politique."

Christian Estrosi s'en est ensuite pris aux dégâts que peuvent causer "les réseaux sociaux". "Je suis face à ça un peu révolté par rapport à cette attitude qui jette l'opprobre sur cette société, sur son voisin, sur son collègue de travail, sur une personne qu'on a pu fréquenter à un moment de sa vie et qui pour des raisons personnelles peut s'en prendre à vous."

"Nous ne devons pas tomber dans ce piège"

Le maire de Nice a ensuite conclu son propos en s'en remettant à la justice: "Je crois que nous ne devons pas tomber dans ce piège, et montrer qu'au fond nous sommes une société équilibrée et stricte face à tout ça. S'il y a preuve il y a preuve, il y a la justice qui est libre de prendre ses décisions, et de dire le droit, et à partir de là, s'il y a eu faute, il doit y avoir démission."

Jé. M.