BFMTV

Christian Estrosi: "Je n'aime pas l'ancien Christian Estrosi"

Christian Estrosi

Christian Estrosi - CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

Christian Estrosi s'est ouvert au Parisien Week-End. Le maire "Les Républicains" de Nice et ancien ministre de François Fillon et Nicolas Sarkozy y apporte son vibrant soutien au combat écologique de la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo. Et il dit pis que pendre de son ancienne attitude.

Christian Estrosi n'en finit plus de se recentrer. Après ses démonstrations d'amitié envers Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle, ses déclarations peu amènes à l'égard de son parti "Les Républicains" plus tard, Christian Estrosi dit tout le bien qu'il pense de la figure du Parti socialiste et maire de Paris, Anne Hidalgo. Celui qui a lancé en octobre dernier le mouvement "France audacieuse", réunissant de nombreux maires, envoie ses compliments à son homologue de la capitale à travers les colonnes du Parisien Week-end.

Estrosi aime l'infini, son bébé et Hidalgo 

Dans cette chronique intitulée "J'avoue, j'aime...", Christian Estrosi signale qu'il aime "l'infini": "L’idée de partir très loin et de ne jamais revenir m’attire. Par exemple, faire partie des premiers Terriens qui tenteront la vie sur Mars", explique-t-il. Il rassure aussi le lectorat en lui apprenant qu'il aime "s'occuper de son bébé" (il est à nouveau père depuis août dernier). 

Entre ces deux aveux, il apporte son soutien aux initiatives d'Anne Hidalgo en ce qui concerne sa politique écologique, décriée par de nombreux automobilistes franciliens:

"Je comprends la crispation de ceux qui subissent les bouchons dans la capitale. Mais qui peut critiquer sa volonté de réduire à néant les émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030? Moi, je suis d’accord. Elle n’a pas encore trouvé le juste équilibre et, moi-même, je le cherche à Nice. On n’est pas du même bord politique mais cela ne nous empêche pas de partager certaines préoccupations pour nos villes."

Un souvenir douloureux 

Comprendrait-il en revanche la frustration de son camp qui pourrait s'étonner, comme en mars dernier, de ses prises de positions favorables à des personnalités de gauche? En tous cas, il assure ne "pas aimer" l'homme qu'il était lorsqu'il tenait des discours plus droitiers: "Je n'aime pas l'ancien Christian Estrosi, celui qui jouait le jeu des partis, qui acceptait de défendre parfois aveuglément les positions d’un autre, sans forcément partager son point de vue", commence-t-il sans préciser à qui il songe, lui l'ancien fidèle de Nicolas Sarkozy.

Un passage de son parcours parlementaire lui est particulièrement douloureux, précise-t-il ensuite: "Et je déteste le Christian Estrosi qui a voté en 1988 un projet de loi relatif au rétablissement de la peine de mort."

Robin Verner