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Gouvernement

Gérald Darmanin dénonce une "nouvelle calomnie" après la deuxième plainte déposée contre lui

Gérald Darmanin

Gérald Darmanin - PATRICK KOVARIK / AFP

Le ministre de l'Action et des Comptes publics, visé par une deuxième plainte, affirme ne pas savoir "qui et de quoi on [l']accuse".

Gérald Darmanin n'a "rien à [s]e reprocher". Le ministre de l'Action et des Comptes publics, visé par une deuxième plainte, cette fois pour abus de faiblesse, dénonce "une nouvelle calomnie" dans une interview à La Voix du Nord jeudi matin.

"J'ai pris connaissance de cette nouvelle calomnie contre moi sur le site du Point comme tout un chacun. Je ne sais pas qui et de quoi on m'accuse!", déclare Gérald Darmanin, ancien maire de Tourcoing.

Selon Le Point, la plaignante est domiciliée à Tourcoing, dans le Nord, dont Gérald Darmanin fut maire entre 2014 et 2017, et évoque des "demandes à caractère sexuel" lors de son audition par la police. Elle a raconté que ces demandes seraient survenues au cours des années 2015 et 2016, après qu'elle a sollicité l'édile pour être relogée car elle vivait alors dans un logement insalubre. 

Darmanin auditionné lundi dans le cadre d'une autre plainte

"Le Point indique qu'il s'agirait d'une habitante cherchant un logement, mais des centaines de personnes font des demandes de logement chaque année dans les permanences du maire et actuellement, à Tourcoing, 5.000 personnes sont en attente d'un logement social. Notez que, par ailleurs, je n'ai jamais été membre d'une commission d'attribution!", affirme le ministre. "Aujourd'hui, je suis tranquille, concentré sur mon travail de ministre et je fais confiance à la justice", conclut-il.

Une enquête préliminaire a été ouverte mardi par le parquet de Paris pour abus de faiblesse contre Gérald Darmanin. Elle intervient au lendemain de l'audition libre, lundi à Paris du ministre dans une première enquête, également menée par le 1er district DPJ: une femme l'y accuse d'avoir abusé d'elle et de sa confiance alors qu'elle sollicitait son aide il y a près de dix ans. 

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a appelé jeudi à s'en tenir au "droit, rien qu'(au) droit", au lendemain de l'annonce de cette nouvelle enquête visant Gérald Darmanin, soulignant qu'"une mise en cause n'est pas une mise en examen".

A. K. avec AFP