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Brexit: pour Juppé, le Royaume-Uni "doit quitter la maison sans tarder"

Alain Juppé était l'invité de BFMTV lundi 27 juin 2016.

Alain Juppé était l'invité de BFMTV lundi 27 juin 2016. - BFMTV

Le candidat à la primaire de la droite estime que la procédure de sortie du Royaume-Uni de l'UE doit s'engager rapidement après la victoire du vote pour le Brexit jeudi dernier. Il se dit par ailleurs "hostile" à un tel référendum en France "dans les six mois".

Après la victoire du "leave" lors du référendum sur le "Brexit", quel timing pour la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne? Si la chancelière allemande Angela Merkel semble vouloir laisser du temps aux Britanniques, l'ancien Premier ministre Alain Juppé s'est prononcé ce lundi, comme le président François Hollande, pour une procédure rapide. 

​"C'est un véritable choc qu'il faut relativiser puisque depuis l’origine, les Britanniques ne partagent pas notre vision de l’Europe", a expliqué Alain Juppé sur le plateau de BFMTV.
"Il ne s’agit pas de s’antagoniser avec la Grande-Bretagne, il faut que ça reste partenaire. Mais enfin celui qui a pris l’initiative de divorcer doit quitter la maison sans tarder", a ajouté le candidat à la primaire de la droite. "Il faut maintenant qu'ils assument leur responsabilité. Vous pouvez imaginer que des parlementaires britanniques vont voter au Parlement européen sur des textes qui ne les concernent plus? (...) Non, il faut être logique avec soi-même." 

"Je continue à croire à l’idéal européen. Nous n'allons pas nous séparer les uns des autres dans un monde extrêmement dangereux et conflictuel", a-t-il poursuivi. "Je suis hostile à un référendum (en France, Ndlr) dans les six mois qui viennent. Les référendums c'est fait pour proposer une solution, pas pour poser un problème. On fait un référendum quand on a un projet à proposer au peuple."

 "Je ne me bats pas contre Nicolas Sarkozy"

Par ailleurs interrogé sur la mobilisation contre la loi Travail de mardi, le maire Les Républicains de Bordeaux a par ailleurs accusé l'exécutif d'avoir "une fois de plus tergiversé", donnant aux syndicats "le sentiment d'avoir devant eux un gouvernement qui a perdu son autorité". Les manifestations "doivent cesser". 

"Je voudrais aussi souligner le fait que ça mobilise 2.500 policiers et gendarmes à un moment où on leur demande d'être très vigilants contre le terrorisme. Ils sont fatigués, harassés. Ça ne peut plus continuer comme ça", a-t-il estimé. 

S'agissant de la primaire à droite, Alain Juppé a déclaré: "Je ne me bats pas contre Nicolas Sarkozy, François Fillon ou je ne sais tel autre candidat mais contre le Front national et contre le pouvoir actuel. Il faudra surtout que l'on se retrouve sur celui qui aura gagné les primaires."

L'ex chef de gouvernement a fini par une petite pique. Interrogé sur un possible ticket Nicolas Sarkozy-François Baroin à la primaire, il a lancé: "Pour le choix des personnes, le moment venu on y pensera. Mais je prendrai des gens qui sont animés plus par le désir de servir que le désir de se venger." 

V.R.