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BFM Politique : Valérie Pécresse admet "une erreur" de la droite en 2007

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Invitée d'Olivier Mazerolle, l'ex-ministre du Budget de l'ère Fillon a admis une trop grande "générosité" au début du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

L'ex-ministre UMP Valérie Pécresse, en reprochant dimanche au gouvernement de gauche de ne pas réduire suffisamment les dépenses publiques, a aussi reconnu l'"erreur" qu'a commise la droite "de ne pas réduire les déficits" au début du quinquennat Sarkozy.

"Apprenons de nos erreurs", a dit l'ex-ministre de l'Enseignement supérieur (2007-2011) puis du Budget (2011-2012) comme on lui demandait à l'émission BFM Politique-RMC-Le Point si l'ancienne majorité n'avait pas aussi dépensé de l'argent public pour soutenir l'activité (Plan de relance, Grand emprunt).

Fillon avait alerté avec son "Etat en faillite"

"Nous avons fait une erreur, celle de ne pas réduire les déficits en début de quinquennat, j'avoue que François Fillon avait alerté sur ce point en disant je suis à la tête d'un Etat en faillite" (en septembre 2007, ndlr), a ajouté la députée des Yvelines, qui soutient l'ex-Premier ministre pour la présidence de l'UMP.

"La défiscalisation des intérêts d'emprunt pour l'achat d'un logement a coûté très cher"

"On avait mis en place la RGPP (Révision générale des politiques publiques), décidé de baisser le nombre de fonctionnaires, on aurait dû le faire plus fort plus vite", a-t-elle poursuivi, "on ne savait pas que la crise serait d'une telle violence".

Relancée un peu plus tard pour savoir quelle "erreur" a été commise - les heures supplémentaires défiscalisées ?, le paquet fiscal ? - l'ex ministre a admis que "la défiscalisation des intérêts d'emprunt pour l'achat du logement" (appliquée dès 2007 et "réduite" au bout de deux ans) avait coûté "très cher". "On n'aurait pas été aussi généreux en début de quinquennat si on avait su qu'un an plus tard allait arriver le tsunami de la crise", a-t-elle dit.

D.N. avec AFP