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Attentats: Sarkozy veut "demander des comptes" à Hollande

Nicolas Sarkozy lors de la Fête de la Violette du parti Les Républicains, le 4 juillet 2015.

Nicolas Sarkozy lors de la Fête de la Violette du parti Les Républicains, le 4 juillet 2015. - Guillaume Souvant - AFP

Le président des Républicains n'a pas hésité à critiquer vivement François Hollande mardi en réunion de groupe.

L'union sacrée n'aura pas duré longtemps après les attentats de Paris. En réunion de groupe mardi à l'Assemblée, Nicolas Sarkozy a clairement attaqué l'exécutif. Devant les députés Les Républicains, l'ancien chef de l'Etat a souligné "le double reniement" de François Hollande en matière de sécurité et de politique internationale, et s'est demandé pourquoi ses propositions, annoncées lundi lors de son discours devant le Congrès, "arrivaient si tard". 

Hollande a dit (lundi à Versailles) "qu'il faut retirer la nationalité à des individus nés en France. Excusez-moi mais, Grenoble est pulvérisé, je dois être petit bras", a ironisé l'ex-chef de l'Etat, en faisant allusion à son discours sécuritaire de Grenoble de 2010, qui avait été très critiqué par la gauche.

Un observatoire sur l'action du gouvernement

"Les Français nous regardent avec des yeux lucides. Il y a la nécessité de la fermeté mais aussi celle du sang-froid", après les sanglants attentats du 13 novembre, a également dit Nicolas Sarkozy devant les députés. "L'opposition doit rester vigilante sur l'action du gouvernement", a rappelé le patron des Républicains. Selon plusieurs sources, Nicolas Sarkozy a exhorté les élus à "demander des comptes sur ce qui s'est passé vendredi".

De son côté, il propose la création d'un "observatoire avec trois députés et trois sénateurs sur l'action du gouvernement en matière de sécurité", qui ferait un point toutes les semaines.

Quant à la révision de la ConstitutionNicolas Sarkozy n'y est "pas opposé" par principe mais dit vouloir "attendre de voir le contenu". "La réforme constitutionnelle est totalement périphérique par rapport à la sécurité, elle n'est qu'un moyen, nous la jugerons en fonction des propositions. Si c'est juste pour modifier la loi de 1955, c'est secondaire. Si ça peut nous permettre de passer nos mesures, pourquoi pas", a précisé Nicolas Sarkozy.

A. K.