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Attentat à Nice: "Ce gouvernement est devenu autiste", dénonce Georges Fenech

Georges Fenech, le président LR de la commission d'enquête parlementaire sur les attentats.

Georges Fenech, le président LR de la commission d'enquête parlementaire sur les attentats. - Capture BFMTV

Le président de la commission d'enquête parlementaire sur les attentats, qui vient de rendre un rapport, a émis de vives critiques à l'égard du gouvernement qui selon lui est "à bout de souffle" et "n'a plus d'offre politique".

Il assure simplement faire son travail de président de commission d'enquête. Quelques jours après la remise du rapport du groupe de parlementaires de tous bords qui a planché sur la lutte contre le terrorisme en France, son président, Georges Fenech, a largement critiqué l'action de l'Etat. "Bis repetita, c’est exactement la même offre politique que nous a fait le président de la République lors du congrès de Versailles et hier (dans la nuit de jeudi à vendredi, NDLR)", déplore sur BFMTV le député LR.

Après l'attentat de Nice, le président la République a annoncé la prolongation de l'état d'urgence, le renforcement de l'opération Sentinelle et l'appel à la réserve opérationnel. "Ce gouvernement est à bout de souffle pour une vision plus stratégique de la lutte contre le terrorisme", dénonce Georges Fenech, regrettant que la France soit "un pays de tradition de services de la police, de la gendarmerie...".

"Bien sûr qu'il y a unité nationale"

Reprenant les 40 propositions de la commission parlementaire sur les attentats, Georges Fenech assure avoir "très mal pris" la réaction de l'exécutif à la remise du rapport. "On n'a plus d’offre politique, ce gouvernement est devenu autiste", assure le député, rappelant l'idée de créer une grande agence du renseignement. "Il faut que les services apprennent à travailler ensemble", insiste-t-il.

Les déclarations de Georges Fenech, et d'une partie de la droite, ont été dénoncées, ces derniers étant accusés de récupération politique. Dans une déclaration, le président de la République a appelé à la "cohésion" des Français. Dans un tweet, Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS, a vivement critiqué le député LR: "Fenech indigne de polémiquer en espérant un gain sur le dos des morts et la colère des Français. Faute morale et politique."

"J’entends que c’est une polémique inutile, ce n’est pas la peine de m’inviter, ce n’est pas la peine de faire des commissions parlementaires, a rétorqué Georges Fenech. Bien sûr qu’il y a unité nationale devant la souffrance de ces victimes. Mais qui dit unité nationale, ne dit pas obligation de se taire. On est en démocratie."

J.C.