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Affaire Bygmalion: "nous sommes plus que troublés", affirme Juppé

Alain Juppé à Bordeaux le 19 mars 2014.

Alain Juppé à Bordeaux le 19 mars 2014. - -

Alain Juppé, membre du triumvirat à la tête de l'UMP a estimé que l'affaire Bygmalion était "un sujet de colère bien compréhensible de la part de nos militants". Il a estimé qu'il fallait désormais "tourner la page".

"Nous sommes plus que troublés", a déclaré jeudi Alain Juppé devant le club de la presse de Bordeaux à propos du sentiment qui prévalait au sein de l'UMP après les dernières révélations dans l'affaire Bygmalion.

Membre du triumvirat à la tête de l'UMP et maire de Bordeaux, l'ancien Premier ministre a ajouté qu'il avait ressenti de "la souffrance" et de "la colère" dans les rangs du parti, secoué par l'affaire des prestations réalisées par la société de communication Bygmalion et indûment facturées à son parti.

"Tous les militants de l'UMP sont troublés, tristes, devant notre parti atteint par cette succession d'affaires, et même en colère, c'est la raison pour laquelle il faut tourner la page", a déclaré Alain Juppé un peu plus tard.

Sarkozy "sait ce qu'il a à faire"

"Si ce qui est dans la presse est vérifié, c'est évidemment un sujet de colère bien compréhensible de la part de nos militants puisque les fonds auraient servi à autre chose que de financer le fonctionnement de l'UMP", a ajouté le maire de Bordeaux.

"Je ne veux pas m'exprimer sur le passé. La justice est saisie et c'est à elle de faire toute la lumière sur ce qui s'est passé, sur les délits éventuels qui ont pu être commis et d'en tirer les conséquences. Nous nous projetons sur l'avenir nous essayons de faire un 'état zéro' de la situation juridique et financière de l'UMP et de nous engager dans la préparation du Congrès du mois de novembre prochain", a-t-il encore ajouté.

"Nous (le triumvirat, ndlr), sommes comptables de ce qu'il se passe à partir d'aujourd'hui, pas de ce que qui s'est passé hier", a-t-il dit, en soulignant que l'équipe administrative avait été changée pour "partir sur des bases plus saines et plus claires". Interrogé sur la nécessité que l'ex-président de la République, Nicolas Sarkozy, s'exprime sur ce dossier, Alain Juppé a éludé la question, estimant que "c'est à lui de se déterminer, il sait ce qu'il a à faire".

A.S. avec AFP