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Affaire Bygmalion: Jacob fait "toujours confiance" à Copé

Le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, sur le plateau de BFMTV-RMC le 4 juin 2014.

Le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, sur le plateau de BFMTV-RMC le 4 juin 2014. - -

Le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, était l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV-RMC, ce mercredi matin. Affaire Bygmalion, réforme pénale et réforme territoriale... Ce qu'il fallait retenir de son interview.

La crise ouverte qui secoue l'UMP depuis les révélations de l'affaire Bygmalion a vu s'ouvrir un nouveau chapitre, mardi, avec la sortie de François Fillon contre Jean-François Copé, le président du parti poussé à la démission par ses collègues. Invité de BFMTV-RMC mercredi matin, Christian Jacob, le chef de file des députés UMP, a refusé d'entrer dans la polémique. "Nous somme confrontés à une affaire grave. Il faut laisser la justice faire son travail", a-t-il déclaré.

# Jacob fait toujours "totalement confiance" à Copé

Concernant Jean-François Copé, Christian Jacob a assuré qu'il lui faisait "toujours confiance", "totalement". "Il y a eu beaucoup de politiques traînés dans la boue avant que l'on s'aperçoive, des mois ou des années plus tard, qu'ils étaient innoncents", a-t-il rappelé.

Quant à Jérôme Lavrilleux et l'éventualité d'une démission, Christian Jacob ne souhaite pas lui imposer quoique ce soit. "C'est à lui, en son âme et conscience, de prendre sa décision", a-t-il simplement répondu.

A l'aise sur les hommes, Christian Jacob l'a, en revanche, beaucoup moins été sur les chiffres. Interrogé à plusieurs reprises sur les comptes de l'UMP et sur certaines factures mirobolantes de Bygmalion, le président du groupe UMP à l'Assemblée n'a su que répondre.

#La réforme pénale dans le viseur de Jacob

Farouche oposant à la réforme pénale défendue par la ministre de la Justice Christiane Taubira, Christian Jacob a notamment fustigé la contrainte pénale. "Je suis contre la contrainte pénale car cela va concerner des peines de 5 ans de prison, voire 10 ans de prison, et cela peut concerner des pédophiles récidivistes, a invoqué Christian Jacob. Concrètement, quelqu'un qui est condamné à 5 ans de contrainte pénale, et qui ne respecte pas cette obligation, ne pourra être remis en prison que la moitié de la durée de la peine initiale."

Et de saluer les peines plancher mises en place sour Nicolas Sarkozy. "Je souhaite un retour aux peine plancher", a-t-il plaidé.

#La "panique" de la réforme territoriale

"On est sur une carte qui est faite sur un coin de table, sous la panique, alors que cette réforme territoriale mérite d'être faite dans la consultation", a fustigé Christian Jacob, tout en reconnaissant que cette réforme était nécessaire. "Le moment pour le faire, c'est la présidentielle, quand a le temps pour cette consultatin avec les Français", a-t-il défendu.

Enfin, interrogé sur l'opportunité de baisser le nombre de députés, Christian Jacob s'est borné à dire: "C'est une question qui ne me choque pas."

Sandrine Cochard