BFMTV

Affaire Bygmalion: Copé dénonce des "allégations non vérifiées"

Aujourd'hui président de l'UMP, Jean-François Copé en était secrétaire général au moment de "l'affaire Bygmalion", entre janvier et juin 2012.

Aujourd'hui président de l'UMP, Jean-François Copé en était secrétaire général au moment de "l'affaire Bygmalion", entre janvier et juin 2012. - -

Le président de l'UMP a nié les affirmations de "Libération" selon lesquelles la société Bygmalion, dirigée par ses proches, aurait facturé l'UMP à hauteur de 20 millions d'euros... des événements peut-être fictifs.

Certaines réunions lourdement facturées à l'UMP par l'agence de communication Bygmalion, dirigée par des proches de Jean-François Copé, étaient-elles fictives? L'hypothèse était lancée par le quotidien Libération, ce jeudi matin. Jean-François Copé, lui, dénonce des "allégations (...) mal vérifiées".

Libération affirme ce jeudi que l'UMP aurait réglé la coquette somme de 20 millions d'euros à Event&Cie, filiale de Bygmalion, pour assurer l'événementiel de la campagne de Nicolas Sarkozy début 2012.

Parmi ces millions, 12,7 auraient, selon le quotidien, été payés par l'UMP à Bygmalion pour cinquante-cinq "conventions", des réunions thématiques. Mais celles-ci n'ont pas laissé grand souvenir à ceux qui devaient précisément y prendre part, et le quotidien s'interroge sur la véracité de ces réunions.

"Mélangé, amalgamé, mal vérifié"

Des "allégations", "le tout mélangé, amalgamé, mal vérifié", n'a pas tardé à réagir Jean-François Copé. En février dernier déjà, Le Point affirmait que celui-ci, alors secrétaire général de l'UMP, avait favorisé Bygmalion, société fondée par deux de ses proches, Bastien Millot et Guy Alvès pour assurer l'événementiel de la campagne de Nicolas Sarkozy.

"On approche des européennes, on nous a fait ça avant les municipales avec les mêmes allégations", a raillé jeudi le président de l'UMP dans une allusion aux affirmations du Point. Jean-François Copé, qui s'exprimait en marge d'une conférence de presse sur l'Outremer au siège parisien de l'UMP, s'est déclaré "dupe de rien".

Lellouche conteste sa présence à une réunion

Mais d'autres à l'UMP, comme le député de Paris Pierre Lellouche, prennent les accusations de Libération très au sérieux. Pour étayer l'hypothèse selon laquelle les réunions organisées par Bygmalion était fictives, le quotidien prend pour exemple la "conférence sur l'accès au crédit", censée avoir été animé par le parlementaire.

"Je conteste formellement avoir été associé et encore moins avoir été la cause d'une facture, où figure cependant mon nom", a déclaré jeudi matin Pierre Lellouche. L'élu indique avoir saisi son avocat "pour le charger de toutes démarches nécessaires afin de défendre [son] nom et de sanctionner l'usage qui en est fait", a-t-il ajouté.

Sur i>Télé dans la matinée, la députée UMP Valérie Pécresse a également invité Jean-François Copé à "clarifier", à "donner toutes les explications sur ces dépenses". Un sentiment partagé par le Parti socialiste.

M. T. avec AFP