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Les "Constructifs" en route vers la réconciliation

Les "Constructifs"

Les "Constructifs" - MARTIN BUREAU / AFP

Au bord de l'explosion en raison d'une querelle de postes à l'Assemblée nationale, le groupe des "Constructifs" doit entériner sa réconciliation lors d'une réunion ce mardi.

Fin d'alerte chez les Constructifs: le groupe parlementaire constitué par Les Républicains macronistes et les élus de l'UDI n'explosera pas en vol. Selon franceinfo, les centristes de droite et les droitiers du centre ont enterré la hache de guerre, brandie la semaine dernière après la répartition des postes à l'Assemblée nationale. Pour preuve, c'est le député de la Somme Stéphane Demilly, issu de l'UDI, qui répondra cet après-midi au Premier ministre au nom du groupe "Constructifs".

À la source de ce coup de chaud: le député Thierry Solère. Celui qu'Éric Ciotti qualifie de "professionnel de la trahison", candidat surprise au poste de questeur de l'Assemblée nationale la semaine dernière, avait enlevé ce poste, en principe dévolu aux Républicains "canal historique". L'élu des Hauts-de-Seine avait fait de sorte une victime collatérale, en la personne du numéro deux de l'UDI Yves Jégo, mis hors de position pour le poste de vice-président de l'Assemblée qu'il convoitait face à aux Républicains "d'opposition".

"Crever l'abcès"

Les cadres de l'UDI ne décolérait pas: "Nous n'en resterons pas là. Je ne resterai pas longtemps dans un groupe dans lequel il y a ce genre de fonctionnement", prévenait sur LCP l'ancien chef de file des députés UDI Philippe Vigier. Dimanche, Yves Jégo s'interrogeait dans Le Parisien sur "la pérennité de ce groupe". La question de la sécession était même posée. "Il faut que tout le monde se parle. On va construire quelque chose de formidable", temporisait de son côté Thierry Solère. 

L'UDI avait estimé nécessaire de "crever l'abcès" avant le discours de politique générale ce mardi après midi. Les LR macronistes devraient devoir faire quelques concessions, n'étant pas suffisamment nombreux pour former un groupe parlementaire par eux-mêmes en cas d'implosion. Les "constructifs" acteraient donc leur réconciliation, déjà négociée en coulisse, lors de la réunion du groupe à l'Assemblée nationale en fin de matinée. Au grand dam des Républicains d'opposition, qui se surnomment eux-mêmes "les destructifs", et même "les bourrins". 

Louis Nadau