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Législatives: Mélenchon devant En Marche! et Mennucci à Marseille

Jean-Luc Mélenchon sur le plateau de France 2.

Jean-Luc Mélenchon sur le plateau de France 2. - GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Le leader de la "France insoumise" était l'un des invités de L'émission politique ce jeudi soir. Un sondage Harris Interactive dévoilé lors du programme le donne en tête au premier tour des législatives dans la 4e circonscription de Marseille et vainqueur au second tour.

Jean-Luc Mélenchon, présent sur le plateau de L'Emission politique sur France 2 ce jeudi soir, a pu découvrir en direct un sondage Harris Interactive consacré aux intentions de votes dans la 4e circonscription de Marseille, son point de chute pour les législatives. Et l'enquête d'opinion, réalisée ce mercredi et ce jeudi auprès de 600 personnes, a dû lui mettre du baume au coeur. 

Jean-Luc Mélenchon en tête au premier tour

L'étude le place en effet en tête au premier tour du scrutin face à ses concurrents. Il est ainsi crédité de 35% des intentions de vote, devant Corinne Versini ("La République en marche") munie de 26% des suffrages estimés, le député socialiste sortant Patrick Menucci (13%). Jeanne Marti, du Front national, et Solange Biaggi, candidate des "Républicains" et de l'UDI, ferment la marche avec respectivement 12 et 9% des votes projetés.

L'institut a aussi exploré un hypothétique second tour entre Jean-Luc Mélenchon et Corinne Versini. Le leader de la "France insoumise" s'imposerait avec 56% des voix contre 44% à son adversaire. Le sondeur, Jean-Daniel Lévy, a alors expliqué que Jean-Luc Mélenchon bénéficiait d'un meilleur report des suffrages de gauche que Corinne Versini, et qu'une "fluidité" des électeurs proches du Parti socialiste en sa faveur se vérifiait. 

Interrogé sur la raison pour laquelle il avait fait le choix de se présenter à Marseille, plutôt que de tenter à nouveau sa chance à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) face à Marine Le Pen, il a répondu:

"J’ai changé de ligne stratégique sur ce qu’il y a lieu de faire. J’ai une responsabilité politique. On le voit à ces résultats. J’ai tendu la main à monsieur Hamon quand il a dit: ‘Il faut faire l’unité’. J’ai dit: ‘Oui, mais sortez du PS, sinon ça ne veut rien dire’. Je me tournerai vers eux dès qu’ils auront fait la clarté entre eux."

"Marseille, c'est la France en concentré"

Il est alors entré plus avant dans l'explication de ce changement de stratégie: "Pourquoi je vais à Marseille? En 2012, on sentait qu’il y avait un danger extrême avec Marine Le Pen. J’ai voulu la faire sortir de son rail. Je suis allé à Hénin-Beaumont, je n’y suis pas arrivé. Nous avons eu une réflexion en profondeur sur ce qu’il fallait faire et vous avez vu que pour la première fois, dans cette élection, dans une série des bastions du Front national, nous l’avons fait reculer. Donc je suis parti de cette idée: ‘Comment créer une vague d’entraînement, d’adhésion dans le pays qui me permette d’être présent dans la situation politique qui va arriver?’"

Assurant qu'il n'y avait "pas de base sociale pour la politique de monsieur Macron", il a défendu son choix marseillais "parce que Marseille, c’est la France en concentré et la circonscription dans laquelle je suis, c’est Marseille en concentré, c’est-à-dire des écarts extrêmes de richesse, toutes sortes de problèmes et toutes sortes d’atouts. Cette ville doit pouvoir parler à la France."
R.V.