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Le mot "collabo" tagué au PCF : pour Marine Le Pen, "c'est juste un tag sur un mur"

Marine Le Pen invitée de "Ruth Elkrief, le rendez-vous" samedi 19 septembre 2020

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La présidente du Rassemblement national a dénoncé "des accusations gratuites", ce dimanche, alors que le Parti communiste français avait attribué ce tag à l'extrême droite.

Marine Le Pen a ironisé ce dimanche sur le tag "collabo" inscrit la veille sur le siège parisien du parti communiste, un acte que le parti avait attribué à "l'extrême droite".

"Non, je ne dénonce pas, je n'en suis pas l'auteure", a répondu la présidente du RN interrogée au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, avant de parler "d'accusations purement gratuites" du PCF.

"Nous sommes attaqués par les descendants des nazis, l'extrême droite française", avait affirmé à l'AFP Fabien Roussel, le secrétaire général du parti, en jugeant particulièrement "honteux qu'on attaque le parti communiste, qui a été très présent dans la Résistance et qui a payé cher son combat contre l'occupant nazi".

"Des accusations gratuites"

"Il ne faut pas exagérer. C'est juste un tag sur un mur", a riposté Marine Le Pen, pour qui ce tag est "une réaction peut-être outrancière", mais liée au fait qu'une partie de la gauche aurait "en partie aidé l'islamisme à s'installer dans ce pays".

"Soutien aux élus et militants du Parti communiste dont le siège a été souillé par une inscription ignoble", a tweeté à l'inverse dimanche le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.

Le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, a également dénoncé "d'ignobles inscriptions". "Je les condamne", a-t-il réagi, "car je sais combien elles blessent injustement l'engagement sincère de nombreux concitoyens.

Jeanne Bulant avec AFP Journaliste BFMTV