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Le Havre: pour Édouard Philippe, "Maire, c'est le plus beau des mandats"

Le Premier ministre donne un coup d'accélérateur à sa campagne ce samedi, alors qu'il vise un nouveau mandat dans son fief du Havre et que son avenir à Matignon fait l'objet de toutes les spéculations.

Dernière ligne droite. À une semaine des élections municipales, Edouard Philippe s'est rendu ce samedi au Havre, où il est arrivé en tête du premier tour du scrutin avec 43% des voix. Entre plusieurs séances de tractages et de rencontres avec les habitants de la ville, le Premier ministre a mis en avant, devant les médias, sa fierté d'avoir été l'édile de la ville à deux reprises entre 2010 et 2017.

"J'ai aimé être maire. Tous les maires de France, quelle que soit leur étiquette politique, quelles que soient leurs convictions, quelle que soit leur expérience vous diront la même chose. C'est le plus beau des mandats. C'est le mandat où vous êtes au contact, où vous êtes le plus utile, le plus fructueux avec la réalité, avec les concitoyens. Ils nous posent des questions, ils veulent des réponses. Quand on ne sait pas on est obligés de le dire, quand on ne peut pas, aussi", s'est-il enthousiasmé.

Selon un récent sondage, Edouard Philippe reste favori du second tour des municipales avec 53% des intentions de vote, contre 47% pour son adversaire.

"Je serai de retour au Havre"

Dans un entretien à Paris-Normandie publié cette semaine, le Premier ministre a annoncé qu'il ne redeviendrait maire qu'à la condition de ne plus être à Matignon.

"Je vous le dis: si les électeurs me font confiance, je serai de retour au Havre. Au plus tard en mai 2022, mais peut-être beaucoup plus tôt", a-t-il indiqué au quotidien.

Si Emmanuel Macron pense "que je dois continuer ma mission à Matignon, j'assumerai mes responsabilités", a-t-il poursuivi. Cette déclaration intervient à l'approche d'un important remaniement gouvernemental qui semble mettre en balance le sort d'Édouard Philippe après trois ans à Matignon.

Le chef de l'État "sait qui je suis, ce que j'incarne, ce que je peux faire et ce que je ne peux pas faire. S'il pense que quelqu'un d'autre est plus utile, je respecterai son choix en toute loyauté", a-t-il conclu.
Clément Boutin Journaliste BFMTV