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Le gouvernement vit dans un autre monde, juge Martine Aubry

Martine Aubry entourée du maire de Paris, Bertrand Delanoë (à gauche) et du porte-parole du Parti socialiste, Benoît Hamon. Devant les socialistes réunis samedi à Paris pour leur convention sur "l'égalité réelle", le premier secrétaire du PS a dénoncé "le

Martine Aubry entourée du maire de Paris, Bertrand Delanoë (à gauche) et du porte-parole du Parti socialiste, Benoît Hamon. Devant les socialistes réunis samedi à Paris pour leur convention sur "l'égalité réelle", le premier secrétaire du PS a dénoncé "le - -

PARIS (Reuters) - Martine Aubry, premier secrétaire du Parti socialiste, a dénoncé samedi "le gouvernement tout-va-bien-Madame-la-marquise" de...

PARIS (Reuters) - Martine Aubry, premier secrétaire du Parti socialiste, a dénoncé samedi "le gouvernement tout-va-bien-Madame-la-marquise" de François Fillon qui reste, selon elle, sourd aux problèmes des Français.

Devant les membres du PS réunis à Paris pour leur convention sur "l'égalité réelle", la maire de Lille a critiqué la gestion du conflit des retraites dans les raffineries et, cette semaine, celle des fortes chutes de neige sur l'Ile-de-France.

"Un jour, alors que les Français n'ont plus de carburant, on leur dit qu'il n'y a pas de pénurie. Un autre jour, alors que la neige bloque les routes et que les moyens dédiés par l'Etat aux services de l'équipement ont été amputés, on nous dit qu'il n'y a pas de pagaille", a-t-elle ironisé.

"Quand on ne se défausse pas sur Météo France, un autre service public, qui, lui, avait anticipé", a-t-elle ajouté par allusion aux propos du Premier ministre sur les services météorologiques.

Pour Martine Aubry, l'équipe de François Fillon "vit dans un autre monde, loin des Français".

La dirigeante socialiste a estimé que le PS avait "commencé à dessiner une autre France, la France de l'après-crise, la France de l'après-Sarkozy, la France de 2012".

Elle a appelé les Français à "tourner la page du sarkozysme" et les "présidentiables" du PS à ne pas tout précipiter.

De nombreuses voix s'élèvent en interne pour réclamer une accélération du calendrier des primaires du PS, qui prévoient un dépôt des candidatures en juin et un vote à l'automne.

Martine Aubry s'est de nouveau posée en garante de ces dates. "Pour réussir 2012, je nous recommande de bien agir en 2011", a-t-elle fait valoir.

Laure Bretton, édité par Gérard Bon