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"La violence ne résoudra rien", martèle un député LaREM victime d'intimidations des gilets jaunes

Le député LaREM de l'Eure Bruno Questel, sur BFMTV le 16 décembre 2018.

Le député LaREM de l'Eure Bruno Questel, sur BFMTV le 16 décembre 2018. - Capture BFMTV

Faisant état de coups de feu, de menaces et d'insultes devant son domicile de l'Eure, le député LaREM Bruno Questel appelle au "dialogue" dans les prochains mois.

Une vingtaine de voitures, "entre 30 et 40 personnes" devant son domicile et "six coups de feu tirés". C'est la scène que décrit le député La République en marche de l'Eure Bruno Questel, qui se dit victime d'intimidations par certains gilets jaunes.

"Devant mon domicile dans la nuit de vendredi à samedi, il y a eu six coups de feu de tirés. Je pense pour me faire sortir de chez moi puisque 2-3 minutes après, ils sont arrivés à une petite vingtaine de voitures et entre 30 et 40 personnes qui avaient l'intention de pénétrer dans mon domicile, c'était très clair", a-t-il détaillé ce dimanche matin sur BFMTV. Samedi, le député précisait à l'AFP avoir retrouvé des cartouches de fusil de chasse.

"Je pense que j'aurais eu quelques difficultés à rentrer chez moi habillé"

Il assurait également que des gilets jaunes avaient installé "20 panneaux" sur la route menant à son domicile pour "guider vers son habitation". Bruno Questel rapporte l'utilisation de "fumigènes, pétards, pour les éléments matériels" mais aussi "d'insultes et menaces diverses et variées".

"Je dois dire qu'heureusement que les gendarmes les suivaient, parce que je pense que j'aurais eu quelques difficultés à rentrer chez moi habillé si j'étais resté tout seul face à ces femmes et ces hommes", a-t-il lancé sur notre antenne.

L'élu de la majorité a décrit des personnes "très énervées, très remontées et dans une violence non dissimulée". Il appelle les contestataire à participer à la concertation dans les trois mois à venir, afin de "dialoguer, écouter, qu'on s'apprenne les uns et les autres et qu'on pose des perspectives".

"La violence ne résoudra rien"

"La violence ne résoudra rien. (...) Il faut se poser, discuter, dialoguer et échanger", a-t-il demandé. Bruno Questel ne s'est pourtant pas montré découragé par la séquence.

Le député a mis en avant sa "responsabilité" et son "mandat parlementaire" qu'il "assumera jusqu'au bout", afin de justifier d'être "encore plus présent sur le terrain, encore plus dans le dialogue et l'écoute" à l'avenir. Néanmoins, Bruno Questel convoie aussi une volonté de "fermeté", tenant pour "inacceptable" une telle intrusion dans "sa sphère privée".

Depuis le début du mouvement des gilets jaunes, des permanences de députés de la majorité ont été vandalisées et quelques domiciles approchés par des manifestants.

La voiture de l'élue LaREM de Dordogne Jacqueline Dubois a aussi été incendiée, tandis que son collègue Benoît Potterie (Pas-de-Calais) a reçu une balle dans une enveloppe, avec ce message: "La prochaine fois, tu la prends entre les deux yeux."

Liv Audigane