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Jean-Claude Gaudin "cherche sans trouver" qui aurait fait mieux qu'Emmanuel Macron face à la crise

Jean-Claude Gaudin, ex-maire de Marseille, a publié ses mémoires mercredi. Ce samedi, il est l'invité d'Apolline de Malherbe, le rendez-vous.

Revenant sur l'allocution d'Emmanuel Macron mercredi soir, l'ancien maire de Marseille, qui rendu les clés de la ville en juillet 2020, a concédé: "Je n'aurais pas aimé être à sa place." Jean-Claude Gaudin était l'invité ce samedi d'Apolline de Malherbe, le rendez-vous, à l'occasion de la parution mercredi dernier de ses mémoires.

Il a fait l'éloge d'un président de la République qu'il dit "jeune, déterminé, courageux", et dont il souligne que l'éventuelle réélection "dépendra de la réaction des Français par rapport à l’épidémie terrible que nous traversons".

"La reconnaissance est une maladie du chien non-transmissible à l'Homme"

Jean-Claude Gaudin s'est surtout attardé sur les difficultés rencontrées par Emmanuel Macron depuis son arrivée à l'Elysée. "Les difficultés, il les a eues", a-t-il dit, ajoutant: "Par conséquent, souvent je me dis en regardant son mandat: 'Qui à droite ou à gauche aurait fait mieux ?' Et bien, je cherche sans trouver". "De ce côté-là, j'ai de la sympathie pour lui", a-t-il glissé.

Il en a moins, en revanche, pour les parlementaires dissidents de La République en marche: "Un certain nombre de députés ont quitté le groupe majoritaire. Pour qui ils se prennent ceux-là ? Ils n’ont été élus que grâce au nom de Macron, personne ne savait qui ils étaient". Pour qualifier leur attitude à ses yeux, il a cité une phrase attribuée, et effectivement prononcée dans cette interview de 2010, au banquier et entrepreneur français Antoine Bernheim, mort en 2012: "La reconnaissance est une maladie du chien non-transmissible à l’Homme."

Robin Verner
Robin Verner Journaliste BFMTV