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Immigration à Paris: Benjamin Griveaux défend "l'inconditionnalité de l'accueil"

Benjamin Grievaux est candidat à la mairie de Paris

Benjamin Grievaux est candidat à la mairie de Paris - Joel Saget / AFP

Benjamin Grievaux, en campagne pour les élections municipales à Paris, a déclaré défendre l'accueil inconditionnel des migrants, 2 jours après des déclarations fermes d'Emmanuel Macron sur l'immigration.

Benjamin Griveaux, candidat LaREM à la mairie de Paris, a défendu ce mercredi "l'inconditionnalité de l'accueil" des migrants dans la capitale, et accusé la maire socialiste de la capitale Anne Hidalgo "d'instrumentaliser" la situation.

"J'en ai assez que l'Etat et la ville de Paris en permanence s'opposent" sur le sujet des campements de migrants, et "que la maire de Paris instrumentalise cette situation pour faire de la petite politique", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

Dans le nord de la capitale, de nombreux campements de migrants ont vu le jour, notamment le long du périphérique, et sont régulièrement démantelés par les forces de l'ordre. La maire de Paris est repartie à l'offensive sur cette question, accusant l'État de laisser "prospérer l'indignité et le chaos aux portes de la capitale".

"Ce que je souhaite c'est l'inconditionnalité de l'accueil. On est à Paris" et "il ne doit pas y avoir de familles, d'enfants, de femmes qui dorment dans la rue parce qu'ils ont pris le chemin de l'exil, parce qu'ils ont fui des théâtres de conflits violents , ça n'est pas possible", a affirmé Benjamin Griveaux.

Mais "en même temps il faut être responsable" concernant "ceux qui doivent être raccompagnés" dans leur pays "parce qu'ils ne sont pas éligibles aux critères (du droit d'asile, ndlr)", a-t-il poursuivi.

A 15 jours d'un débat, appelé à devenir annuel, sur l'immigration au Parlement, le chef de l'Etat Emmanuel Macron a appelé lundi sa majorité et son gouvernement à la fermeté sur l'immigration, pour éviter d'être "un parti bourgeois" qui ignorerait l'opinion de classes populaires séduites par l'extrême droite.

J. G. avec AFP