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Municipales: Benjamin Griveaux esquisse son plan pour Paris

Le candidat à la mairie de Paris veut permettre l'apprentissage de l'anglais dès le plus jeune âge pour que les élèves sortent bilingues du collège. Il souhaite également donner plus de pouvoir aux maires d'arrondissement.

En attendant la décision de Cédric Villani, qui pourrait se lancer seul dans l'aventure des municipales, Benjamin Griveaux esquisse son programme pour Paris. Ce jeudi sur notre plateau, le candidat investi de la majorité a présenté plusieurs de ses propositions.

Benjamin Griveaux, qui a enregistré mercredi le ralliement de la maire du 9e et ex-LR Delphine Bürkli, a assuré qu'il souhaitait donner plus de pouvoir aux maires d'arrondissement: "Cela fait deux ans qu’on travaille avec Delphine, c’est elle qui m’a convaincu que le maire de Paris devait donner plus de pouvoir aux maires d’arrondissement pour répondre plus efficacement aux galères des parisiens", a-t-il promis avant d'évoquer le cas de l'apprentissage de l'anglais dès le plus jeune âge dans les écoles de la capitale.

L'enseignement de l'anglais dès la crèche

L'ancien porte-parole du gouvernement veut en effet proposer une initiation à la langue de Shakespeare dès la crèche, en complément d'une offre d'éveil au langage pour les 14.000 enfants sous le seuil de pauvreté. Il souhaite également proposer une immersion en anglais sur le temps périscolaire dès la maternelle: "Maîtriser une langue étrangère, c'est un passeport pour la liberté", a fait valoir Benjamin Griveaux, qui aimerait que les élèves soient bilingues à la sortie du collège. Pour lui, un bon niveau d'anglais permettrait de "faire tomber la barrière des examens, des concours professionnels, du voyage".

"Quand j’étais enfant mes parents m’emmenaient à l’étranger, et je veux offrir cette chance à chaque enfant de Paris. C’est cette liberté-là qui permet aux enfants de se construire, de sortir de leur condition de progresser et de s’ouvrir sur le monde", a-t-il tenu à expliquer.

Gaspard Gantzer taclé

Toujours sur le volet éducation, Benjamin Griveaux, qui émettait en juin le souhait de changer la ventilation des 8000 salles de classes parisiennes, accusée de fabriquer "des handicapés respiratoires à vie", a estimé le coût de l'opération à "10 millions d'euros par an pour six ans".

Une bonne campagne politique ne pouvant se faire sans un doux message au candidat sortant, Benjamin Griveaux a profité de son passage sur notre antenne pour s'en prendre à Anne Hidalgo: "Quand on préfère un Paris pour les touristes plutôt que pour ceux qui y habitent et y travaillent, c’est une idéologie et ça n’est pas la mienne. Avant d’être le maire de Paris je veux être celui des Parisiens", a-t-il lancé à l'attention de l'élue de la capitale, rejoignant sur ce point l'un de ses concurrents, Gaspard Gantzer, qui dénonçait il y a peu la politique d'Anne Hidalgo, accusée d'avoir privilégié le tourisme au détriment des Parisiens.

Mais si Benjamin Griveaux semble partager l'avis de Gaspard Gantzer sur ce point, il a aussi profité de la soirée pour tacler son adversaire qui souhaiterait voir disparaître le périphérique: "Paris doit se faire dans le dialogue alors que des candidats disent qu’ils vont faire sauter le périphérique sans même demander l’avis des franciliens", a-t-il conclu.

Guillaume Dussourt