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Vallaud-Belkacem assure le service après vente de la réforme du collège

A trois jours de la rentrée scolaire, Najat Vallaud Belkacem a défendu ce lundi sur BFMTV, la controversée réforme du collège qui entre en vigueur dès cette année.

Les cours n'ont pas encore commencé que déjà certains syndicats d'enseignants vont faire grève dès la semaine prochaine pour protester contre cette refonte de l'enseignement au collège.

Mais la ministre de l'Education nationale est restée ferme estimant que c'est "une bonne réforme" qui permettra de "s'adapter aux besoins et à la singularité de chaque élève".

"Personne ne décroche"

Avec cette réforme du collège, l'accent sera mis sur les langues vivantes, le numérique, tout ce qui permettra de s'adapter "aux compétences dont le monde de demain a besoin". Najat Vallaud-Belkacem a également défendu les enseignements pratiques interdisciplinaires fortement décriés, estimant qu'ils permettront aux élèves de "comprendre le sens de l'apprentissage", en "croisant les connaissances". 

Autre nouveauté, l'accompagnement personnalisé dont le but est "de s'adapter aux besoins et à la singularité de chaque élève".

"Ce n'est pas un collège dans lequel on sélectionne, on trie les élèves qui méritent de réussir et on laisse tomber les autres", a déclaré la ministre dont l'objectif premier est que "personne ne décroche".

"L'Education nationale c'est le nerf de la guerre quand on a un projet de société et que l'on veut développer une société apaisée, de progrès dans laquelle on prépare l'avenir", a-t-elle insisté.

Le service après vente du quinquennat Hollande

"C'est formidable que d'être en cette rentrée 2016 et de se dire enfin qu'on peut regarder les élèves droit dans les yeux pour leur dire: 'on a tout mis en œuvre pour que vous réussissiez'", s'est-elle enthousiasmée.

Allant au-delà de sa fonction de ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem s'est également placée en ambassadrice du quinquennat Hollande à quelques mois de l'élection présidentielle. 

"Les progrès sont bien là, pas seulement en matière éducative", a-t-elle assuré, vantant le bilan du mandat en matière "d'acquis sociaux", "d'accès à la santé", de "lutte contre le chômage". "L'économie va mieux", a-t-elle insisté dans la veine du "Ca va mieux" que François Hollande et le gouvernement martèlent depuis plusieurs mois. 

M.-C.M.