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Syrie: Le Drian affirme qu’il y aura "d’autres frappes" contre Daesh

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian - BFMTV

Selon le ministre de la Défense, "les objectifs ont été atteints" lors des premiers bombardements contre Daesh en Syrie. Mais sur BFMTV, Jean-Yves Le Drian a assuré qu'il y aurait "d'autres frappes" pour nous préserver.

Alors qu’un camp de Daesh à l’est de la Syrie a été détruit "dans sa totalité" selon François Hollande, le ministre de la Défense a assuré ce lundi sur BFMTV qu’il y aurait "d’autres frappes".

"Il y aura d’autres engagements pour nous protéger pour éviter que ces camps d’entraînements de combattants étrangers ne se poursuivent et forment des acteurs terroristes qui viendraient en France nous attaquer ou mettre des vies humaines en danger", a annoncé Jean-Yves Le Drian.

"Daesh est notre ennemi et le restera", a ajouté le ministre.

"Le résultat est très positif"

Jean-Yves Le Drian est néanmoins resté évasif sur les détails de l’opération aérienne contre le camp de Deir-ez-Zor. "Le résultat est très positif. Les objectifs ont été atteints et notre armée de l’air a été très performante, comme d’habitude", a indiqué le ministre de la Défense. Néanmoins, l’invité de Ruth Elkrief a refusé de faire davantage "de commentaires sur les interventions directes et les explications des frappes".

"La donne a changé"

"La solution sera politique", a précisé le ministre, réfutant la proposition de Bruno Le Maire d’envoyer des troupes au sol en Syrie. Pour justifier les bombardements, Jean-Yves Le Drian estime que "la donne a changé". Paris s’est longtemps refusée d'intervenir en Syrie, de peur de conforter le président syrien Bachar al-Assad. Mais "Daesh a beaucoup progressé et al-Assad s’est affaibli", a concédé le ministre. "Lorsqu’on tape Daesh, on ne favorise pas Bachar al-Assad", s’est justifié l’invité de Ruth Elkrief.

Pierjean Poirot