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Scandale de la viande de cheval: le gouvernement veut "durcir les pénalités"

BLe ministre délégué à la Consommation Benoît Hamon, le 14 février 2013 sur France 2

BLe ministre délégué à la Consommation Benoît Hamon, le 14 février 2013 sur France 2 - -

Pour Benoît Hamon qui défend cette idée, la société Spanghero, citée comme principale responsable du scandale ambiant, encourt une amende pas suffisamment dissuasive.

Taper les sociétés accusées de tromperie économique au portefeuille. Le ministre de la Consommation, Benoît Hamon, a défendu jeudi l'idée de "durcir les pénalités" pour ces entreprise, alors que la France et plusieurs pays européens sont victime d'un vaste scandale des plats surgelés à la viande de cheval en lieu et place de viande de boeuf.

"Cela nous amènera dans le projet de loi consommation que je défendrai, en juin prochain, à revoir le montant des pénalités liées à ce type de tromperies économiques et sans doute à les alourdir", a déclaré Benoît Hamon sur France 2.

Spanghero montrée du doigt

Le ministre était interrogé sur le fait que la société agroalimentaire Spanghero, qui risque d'être poursuivie dans cette affaire, encourt une condamnation maximale bien inférieure aux profits qu'elle aurait réalisés dans l'opération, estimés à plus 500.000 euros.

Selon le ministre, la société encourt une amende de 180.000 euros, "la pénalité n'est pas très dissuasive au regard du profit réalisé", a admis Benoît Hamon qui a accusé publiquement jeudi la société d'être la principale responsable du scandale lié à la viande de cheval.

"Cela étant, les dirigeants encourent potentiellement deux ans d'emprisonnement dans une affaire comme celle-là" a-t-il ajouté en ajoutant qu'il appartiendrait "à la justice de qualifier ce qui c'est passé".

Les autorités françaises ont désigné la société Spanghero comme principale responsable du scandale de la viande de cheval mise à la place de boeuf dans des plats surgelés fabriqués par Comigel et distribués dans plusieurs pays par Findus et différents distributeurs.

S. C. avec AFP