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Remaniement: une "catastrophe" pour l'opinion publique?

Gaël Sliman, président de l'institut de sondages Odoxa

Gaël Sliman, président de l'institut de sondages Odoxa - BFMTV

Président de l'institut de sondage Odoxa, Gaël Slimane estime que les choix du chef de l'Etat sont un "strike absolu en terme d'échec".

Le remaniement effectué jeudi par François Hollande risque de faire des vagues... et de ne pas convaincre les électeurs. Gaël Sliman, le président de l'institut de sondage Odoxa l'a même qualifié, ce vendredi sur BFM Business, de "catastrophe" pour l'opinion publique.

Certes, les premiers sondages n'ont pas encore été publiés, mais le président de l'institut de sondage n'est absolument pas convaincu par les choix présidentiels.

"C'est très simple: catastrophe, on n'a pas d'autres mots pour expliquer la manière dont va être reçu ce remaniement", a-t-il introduit.

"On est vraiment dans le strike absolu en terme d'échec", a encore ajouté le sondeur, qualifiant les choix du chef de l'Etat de "bricolage improbable".

Le président d'Odoxa est notamment revenu sur le cas de Jean-Marc Ayrault, nommé ministre des Affaires étrangères alors qu'il est perçu comme un "marqueur d'immobilisme", et qu'il a été "avec Edith Cresson le Premier ministre le plus impopulaire de la Ve République", rappelle Gaël Sliman.

"Aucun effet" sur le chômage

Selon un autre institut de sondage, le remaniement du gouvernement n'aura "aucun effet" sur l'évolution du chômage en France, principale préoccupation des Français pour une écrasante majorité des sondés. Selon le sondage Opinionway, pour Tilder et LCI publié jeudi, pas moins de 82% des sondés partagent cet avis.

Seulement 9% des personnes interrogées pensent que le remaniement aura "un effet positif", mais presque autant, 8%, estiment qu'il aura au contraire "un effet négatif". Quant à "l'orientation souhaitée de la politique économique à l'issue du remaniement", 41% des Français veulent qu'elle soit "plus sociale", contre 37% qui l'aimeraient "plus libérale". Pour 20% d'entre eux, elle doit être "identique" à celle que le gouvernement mène aujourd'hui.

A 15 mois de l'élection présidentielle de 2017 ce remaniement signe aussi le retour des écologistes au gouvernement avec, Emmanuelle Cosse, ex-patronne d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Jean-Vincent Placé et Barbara Pompili. Du côté des radicaux de gauche, Jean-Michel Baylet hérite d'un ministère de l'Aménagement du territoire de la Ruralité et des Collectivités territoriales.

A. D. avec AFP