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Remaniement: revivez les passations de pouvoirs 

Laurent Fabius et Jean-Marc Ayrault, le 12 février.

Laurent Fabius et Jean-Marc Ayrault, le 12 février. - Matthieu Alexandre - AFP

Un remaniement du gouvernement, annoncé depuis des semaines, a eu lieu jeudi. L'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault est de retour, nommé au Quai d'Orsay, de même que les écologistes, avec l'entrée d'Emmanuelle Cosse, de Jean-Vincent Placé et de Barbara Pompili.

Annoncé depuis des semaines, accéléré par le départ de Laurent Fabius, le remaniement du gouvernement a été annoncé jeudi, avant l'interview du chef de l'Etat dans les JT de 20h de TF1 et France 2.

>> L'ESSENTIEL

L'Elysée a annoncé un remaniement gouvernemental jeudi

L'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault remplace Laurent Fabius au Quai d'Orsay

Les écologistes sont de retour avec l'entrée d'Emmanuelle Cosse, de Jean-Vincent Placé et de Barbara Pompili

Invité des 20h de TF1 et France 2 jeudi, François Hollande a annoncé un référendum local sur Notre-Dame-des-Landes

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15h00 - Jean-Marc Ayrault s'exprime

"La vie politique peut réserver des moments difficiles, et le quotidien de l'exercice gouvernemental est un exercice d'abnégation et d'engagement", déclare l'ancien Premier ministre et nouveau chef de la diplomatie. "Mais nous savons qu'il n'y a pas de plus grande satisfaction que celle du devoir accompli au service de la France", ajoute Jean-Marc Ayrault. 

14h55 - "En quatre ans, nous avons fait beaucoup de choses"

"En quatre ans, nous avons fait beaucoup de choses", souligne Laurent Fabius. Avant d'ajouter: "Je confesse que nous n'avons pas résolu la totalité des crises mondiales". "J'ai dirigé la diplomatie française avec une grande fierté, et je l'ai servie avec bonheur. Je te souhaite, je vous souhaite à tous, un succès éclatant. Je vous remercie profondément de tout mon coeur", conclut Laurent Fabius, sous des applaudissements très nourris. 

14h50 - Passation de pouvoirs au ministère des Affaires étrangères

"J'accueille le nouveau ministre des Affaires étrangères auquel je vais remettre les clés de cette maison magnifique", déclare Laurent Fabius, aux côtés de son successeur, Jean-Marc Ayrault. "C'est un homme (Jean-Marc Ayrault, ndlr) dont je connais le sens de l'Etat et la grande exigence morale. Je sais qu'avec lui la maison sera entre de bonne mains", ajoute-t-il.

"Cette maison a connu trois anciens Premiers ministres de suite. Ca commence à devenir une jurisprudence", avait plaisanté Laurent Fabius quelques instants plus tôt, en ouverture de son discours. "Cela signifie la place exceptionnelle et le rôle que joue ce ministère au sein de la France".

14h30 - Foule au Quai d'Orsay

Il y a du monde, au ministère des Affaires étrangères, pour assister à la passation de pouvoirs entre Laurent Fabius et Jean-Marc Ayrault. 

13h35 - Passation de pouvoirs au ministère de la Culture

"C'est avec beaucoup d'émotion et le coeur serré que je quitte ce ministère", déclare Fleur Pellerin. "La culture est toujours une résistance. C'est un ministère de combat que je quitte aujourd'hui", ajoute-t-elle. "J'ai une gratitude immense envers Manuel Valls d'avoir proposé mon nom au président de la République, en août 2014", conclut Fleur Pellerin, largement applaudie, avant de souhaiter la bienvenue à Audrey Azoulay. 

12h35 - Hollande a-t-il réussi à tuer EELV?  Faut-il y voir une main tendue à l'écologie ou une manœuvre pour torpiller EELV? Avec l'entrée de trois écologistes au gouvernement François Hollande continue de tuer à petit feu le parti vert.

12h30 - El Khomri propose des "défis" à Clotilde Valter: augmenter les inscriptions au compte personnel de formation (CPF) et former dans les douze mois un million de demandeurs d'emploi.

"La formation et l'apprentissage sont bien sûr incontournables. Ils sont non seulement une clé essentielle pour faire reculer durablement le chômage, mais aussi pour accompagner le parcours professionnel de chacun", dit la ministre du Travail lors de la cérémonie d'accueil de la nouvelle secrétaire d'Etat à la Formation et à l'Apprentissage, un poste qui avait disparu depuis mars 2013.

11h40 - Quelques précisions de Matignon. La nouvelle secrétaire d'Etat à l'Egalité réelle, l'élue réunionnaise Ericka Bareigts, "aidera le Premier ministre à mettre en oeuvre les mesures d'égalité réelle, de décloisonnement et d'ouverture de la société, annoncées par les Comités interministériels à l'égalité et à la citoyenneté (Ciec), et le Comité interministériel aux ruralités", a indiqué à l'AFP le cabinet de Manuel Valls.

Quant au secrétariat d'Aide aux victimes, confié à l'ex-porte-parole du PS Juliette Méadel, sa création intervient à la suite des attentats de janvier et novembre 2015, mais ne sera pas cantonné aux victimes du terrorisme. Le suivi des accidents graves devrait ainsi entrer dans ses attributions, selon Matignon.

11h30 - Passation de pouvoirs au ministère du Logement entre Sylvia Pinel et Emmanuelle Cosse.

11h20 - Constance Rivière nommée conseillère culturelle à la présidence de la République. Elle remplace Audrey Azoulay, nommée jeudi rue de Valois.

De son côté, cette dernière a prononcé vendredi matin ses premiers mots au Sénat en tant que nouvelle ministre de la Culture et de la Communication.

11h05 - Les ONG accueillent avec circonspection le référendum sur Notre-Dame-des-Landes.

"Les modalités du référendum devront obligatoirement être définies en accord avec l'ensemble des parties prenantes", prévient la Fondation Nicolas Hulot (FNH), qui accueille l'annonce faite à la télévision par François Hollande "avec une grande prudence".

Un référendum, "c'est plus 'piégeux' qu'autre chose", dit à l'AFP Denez L'Hostis, président de France Nature Environnement, première fédération environnementale de France (3.000 associations). Dans un communiqué, l'association "s'interroge sur les raisons ayant conduit le chef de l'Etat à choisir une consultation locale, et l'appelle à élargir le cadre territorial afin de permettre une expression démocratique la plus large possible".

10h45 - Pour Alain Juppé, "c'est en avant, marche arrière!". "On revient à 2012. Je ne suis pas sûr que ça change grand chose à la crédibilité de ce gouvernement qui devient d'ailleurs pléthorique, avec presque quarante ministres", déclare le maire Les Républicains de Bordeaux lors d'un point presse précédant le conseil de Bordeaux Métropole. "Le seul bon point, c'est qu'il y a autant d'hommes que de femmes", raille le candidat à la primaire pour la présidentielle de la droite et du centre.

10h40 - Pour Marine Le Pen, Hollande est "un président qui ne gouverne plus". La présidente du FN juge le chef de l'Etat "en fin de règne", donnant "ce sentiment désolant d'un président qui ne gouverne plus", dans un communiqué en réaction au remaniement et à l'interview du président de la République jeudi soir.

10h05 - Les autres passations de pouvoirs auront lieu un peu plus tard: suivra celle entre Sylvia Pinel et Emmanuelle Cosse à 11 heures au ministère du Logement, puis celle entre Fleur Pellerin et Audrey Azoulay à 13h30 au ministère de la Culture, et celle entre Laurent Fabius et Jean-Marc Ayrault à 14h30 au Quai d'Orsay.

10h - Jean-Vincent Placé officiellement ministre

La passation de pouvoir a eu lieu entre Clotilde Valter et l'écologiste Jean-Vincent Placé, qui devient secrétaire d'Etat chargé de la Réforme de l'Etat et de la Simplification.

9h45 - Les contradictions du nouveau gouvernement. Dans son interview télévisée jeudi soir, François Hollande a promis de la "cohérence". Pourtant, de nouvelles contradictions apparaissent. Les désaccords de Jean-Marc Ayrault avec la ligne de Manuel Valls, les critiques d’Emmanuelle Cosse ou encore l’arrivée d’Hélène Geoffroy, opposée à la réforme constitutionnelle, laissent perplexes.

9h30 - Luc Chatel qualifie le gouvernement remanié d'"auberge espagnole". Sur iTélé, l'ancien ministre Les Républicains juge par ailleurs François Hollande "dépassé par les événements".

9h - Pour Noël Mamère, les recrues écologistes du gouvernement "sont monté(e)s sur le Titanic". "Il s'agit d'une sorte de grand bricolage, en tout cas les trois qui sont entrés dans ce gouvernement, j'ai le sentiment qu'ils sont montés sur le Titanic et qu'ils vont regarder le prochain iceberg avec beaucoup de perspicacité", a ironisé sur France Info le député-maire écologiste de Bègles.

8h50 - Laurence Rossignol répond aux féministes. Invitée de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC, la nouvelle ministre du Droit des femmes, de la Famille et de l'Enfance revient sur l'intitulé de son maroquin, moqué par les organisations féministes. "C'est l'humour féministe", tempère-t-elle, tout en assurant qu'elle continuera "à être une féministe avec une vision moderne de la famille et des enjeux pour les femmes".

8h40 - Fleur Pellerin, débarquée du gouvernement, payerait-elle son manque de proximité avec "des proches du Président"? C'est ce qu'a laissé entendre dans un tweet jeudi l'ancien ministre des Transports Frédéric Cuvillier (PS).

L'ex-ministre Marie-Arlette Carlotti, députée (PS) des Bouches-du-Rhône, a de son côté tweeté vendredi un cinglant "#Remaniement Amitiés à #Fleur Pellerin qui ne manque pas d'élégance, elle."

8h30 - Pour EELV, Emmanuelle Cosse a "trahi" ses "convictions". En quittant jeudi la tête d'Europe Écologie-Les Verts (EELV) pour rejoindre le gouvernement, Emmanuelle Cosse a a "trahi" ses "convictions" et "une certaine forme de radicalité", a jugé vendredi sur iTélé David Cormand, son successeur intérimaire à la tête du parti écologiste et proche de Cécile Duflot.

8h20 - Sous le choc, Fleur Pellerin a "fondu en larmes" en apprenant son éviction du ministère de la Culture. selon un ministre cité par Le Figaro. "Hollande lui avait dit récemment, au cours d'un déplacement, qu'il était très content de son travail. Elle ne s'y attendait pas du tout", raconte cette source.

Fleur Pellerin a en tout cas fait preuve d'humour sur Twitter, comme l'ont relevé plusieurs internautes jeudi soir. Mettant à jour sa biographie sur son compte, l'ancienne locataire de la rue de Valois a inscrit un énigmatique "... à suivre". 

8h - "Il n'y a eu aucun marchandage à mon entrée dans ce gouvernement", assure Emmanuelle Cosse sur France Inter. "L'idée du référendum, dont on entend parler depuis plusieurs semaines dans pas mal de ministères, vient notamment des élus du département, de Nicolas Hulot, de Ségolène Royal...", explique-t-elle. "Après, François Hollande a fait ce choix de faire ces annonces hier."

La nouvelle ministre du Logement et de l'Habitat durable dit être toujours opposée à Notre-Dame-des-Landes. "Ma position sur Notre-Dame-des-Landes est connue, je suis opposée à ce projet (...) je ne changerai pas de point de vue là-dessus évidemment", déclare-t-elle.

7h55 - Le CRAN "satisfait". Le Conseil Représentatif des Associations Noires de France (CRAN) explique, dans un communiqué de presse, "obtenir satisfaction" sur deux points avec ce remaniement: la présence d'un secrétariat d'Etat "chargé de l'égalité réelle" et l'entrée de "deux nouvelles figures de la diversité, (...) deux femmes noires, issues de l'Outre-mer, Ericka Bareigts et Hélène Geoffroy".

7h50 - Qui doit voter au référendum local sur de Notre-Dame-des-Landes? "La Bretagne et les Pays de la Loire", répond Daniel Cohn-Bendit sur Europe 1 au lendemain de l'annonce par François Hollande d'un "référendum local" - dont il n'a pas précisé les contours - pour trancher l'épineuse question du projet de construction d'aéroport.

7h45 - "EELV est mort, vive EELV!", lance Julien Bayou sur le plateau de BFMTV alors qu'il était interrogé quant à une "mort" du parti écologiste avec l'entrée au gouvernement de son ancienne patronne Emmanuelle Cosse. Le porte-parole du parti écologiste explique que la formation doit maintenant se "réinventer". "C'est un remaniement qui ne dit absolument rien", dénonce-t-il par ailleurs.

7h20 - Un "très mauvais signal de jeu de mécano politique", pour Gaël Sliman, président de l'institut de sondage Odoxa. Invité de BFM Business, le politologue indique qu'un sondage sur le remaniement est actuellement en cours dans son institut. "Catastrophe, on n'a pas d'autre mot pour pouvoir expliquer la manière dont va être reçu ce remaniement", explique-t-il. 

Selon lui, François Hollande n'a pas réussi à chercher "des stars" en élargissant sa base pour constituer le gouvernement: "La dream team n'a pas voulu venir car ce gouvernement est en situation d'échec". "On va chercher un bricolage incroyable en ressortant Jean-Marc Ayrault" qui "est un marqueur d'immobilisme pour les Français", estime Gaël Sliman. "Cela envoie très mauvais signal de jeu de mécano politique et de mépris de l'opinion publique".

7h - La presse pas convaincue par le remaniement. "Monsieur Bricolage", peut-on lire en Une du Parisien vendredi avec une photo de Hollande. "Dernier replâtrage pour finir le quinquennat", titre de son côté Le Figaro. "Quelle est la ligne politique?", interroge pour sa part La Montagne

6h30 - Les professionnels de l'immobilier pas franchement ravis de la nomination d'Emmanuelle Cosse. Après Cécile Duflot et sa loi Alur, le retour d'une écologiste aux manettes de ce ministère passe mal auprès des professionnels du secteur.

V.R.