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Philippe: "les Français sont en droit d'être exigeants vis-à-vis de la SNCF"

Edouard Philippe présentant les candidats aux législatives de La République en marche, le 11 mai 2017 au Havre.

Edouard Philippe présentant les candidats aux législatives de La République en marche, le 11 mai 2017 au Havre. - Charly Triballeau - AFP

Déterminé à mener à bien la réforme, le Premier ministre met dos-à-dos les Français et la compagnie ferroviaire, dans l'espoir de garder l'opinion publique de son côté.

"Il n'y a pas de finance magique. Les Français sont en droit d'être exigeants vis-à-vis de la SNCF(...) pour que l'entreprise ne creuse pas à nouveau une dette".

Sur Europe 1 ce jeudi matin, le Premier ministre a mis dos-à-dos les contribuables français et la compagnie ferroviaire, soulignant que la reprise de la dette de la SNCF consentie par le gouvernement en parallèle de la réforme alourdirait celle de l'Etat.

"C'est l'ensemble des Français qui vont porter une dette accrue", a-t-il martelé.

"Une fois que la loi sera adoptée il y aura la question de la reprise de la dette. Quel montant, quelles modalités, quel rythme? Tout ça, ce sont des questions importantes", a-t-il affirmé. 

"Ma main a toujours été très ferme"

Le chef du gouvernement a accepté de recevoir les syndicats, à leur demande, le 7 mai prochain. Mais depuis cette annonce, il affiche sa fermeté et sa détermination à mener à bien la réforme contestée. 

"Le 7 mai, je ne vais pas dire qu'une loi a été votée mais qu'on va s'asseoir dessus. Cette loi, telle qu'elle est rédigée, a reçu l'assentiment de 454 députés sur 577", a-t-il ajouté sur Europe 1.
"Plus tôt on réglera le conflit mieux on se portera. Les syndicats savent qu’en la matière ma main a toujours été tendue, et elle a toujours été très ferme", a conclu Edouard Philippe.

La SNCF connaîtra ce week-end ses onzième et douzième jours de grève, à l'appel d'une intersyndicale CGT, Unsa, CFDT, SUD, qui proteste contre la réforme ferroviaire du gouvernement. Depuis début avril, cette grève à épisodes perturbe fortement le trafic des trains.
Charlie Vandekerkhove