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Mille profs remplaçants pour la rentrée 2013

Vincent Peillon prévoit de créer 1.000 postes de remplaçants pour la rentrée 2013.

Vincent Peillon prévoit de créer 1.000 postes de remplaçants pour la rentrée 2013. - -

Parmi les 6.770 postes créés pour la rentrée 2013, il y aura 1.000 postes de remplaçants, dont 720 pour le primaire et un peu plus de 280 pour le secondaire, a indiqué au "Parisien" Vincent Peillon.

Chaque année, environ 2,6 millions d’heures d’absence ne sont pas remplacées, si l'on cumule congés courts et longue durée. Pour remédier à cette "rupture du service public d'éducation", Vincent Peillon annoncé jeudi dans Le Parisien 1.000 nouveaux emplois de remplaçants.

Sur ces 1.000 postes, 720 seront affectés au primaire et 280 au secondaire. "Même si le problème est national et que nous agirons partout, l'effort sera ciblé sur les académies les plus en difficulté: Lyon, Versailles, Bordeaux... et Créteil évidemment", a détaillé le ministre de l'Education nationale.

"C'est très vite intolérable"

"Quand un enseignant absent n'est pas remplacé au collège ou au lycée, c'est déjà assez préjudiciable, mais l'élève peut au moins continuer à aller en cours dans les autres matières (...)". A l'école primaire, "c'est très vite intolérable. Je comprends parfaitement", dit le ministre, "l'impatience et l'indignation des familles dont l'enfant n'a pas de professeurs pendant plusieurs semaines".

Mais le problème ne sera pas réglé "d'un coup de baguette magique", ce sera "un travail de longue haleine", a-t-il prévenu.

Pour Sébastien Sirh, secrétaire général du SNUipp-FSU, principal syndicat d'enseignants du primaire, "il va falloir poursuivre l'effort dans les budgets prochains, parce que ces quatre dernières années, ce sont près de 5.000 postes de remplaçants qui ont été supprimés dans les écoles primaires".

Mathématiques, français et anglais

Les effectifs de remplaçants ont baissé de 40% entre juin 2006 et juin 2012. "C'était "moins douloureux" de supprimer des postes de remplaçants", souligne Christian Chevalier, secrétaire général du SE-Unsa (primaire et secondaire). "Quand vous fermez une classe, vous avez des parents et des élus qui montent au créneau, quand vous fermez un poste de remplaçant, ça ne se voit pas"... jusqu'à ce que des profs tombent malades ou partent en congé maternité.

Les problèmes de remplacement concernent notamment les mathématiques, le français et l'anglais. La FCPE, première fédération de parents d'élèves, avait tiré le signal d'alarme il y a plusieurs années avec le site ouyapascours. Son président, Jean-Jacques Hazan, se dit "assez satisfait" qu'une priorité aux remplacements soit inscrite dans la circulaire de rentrée.


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