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Marlène Schiappa se félicite de la future expulsion des étrangers condamnés pour violences sexuelles

Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-hommes

Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-hommes - LUDOVIC MARIN / AFP

Cette mesure a été annoncée par Edouard Philippe dans le cadre du plan du gouvernement "pour reprendre le contrôle de notre politique migratoire".

Mercredi 6 novembre, la lutte contre les violences conjugales était au programme de l'exécutif et des parlementaires. Alors que le Sénat a adopté une proposition de loi sur les violences faites aux femmes, qui prévoit notamment la mise en place du bracelet anti-rapprochement, Edouard Philippe a énuméré une série de mesures sur l'immigration parmi lesquelles figure l'expulsion des citoyens étrangers condamnés pour violences sexuelles ou sexistes.

Une disposition défendue par la secrétaire d'Etat à l'Égalité femmes-hommes Marlène Schiappa, qui s'est dite "très heureuse" que le Premier ministre l'ait retenue lors du comité interministériel. Dans un entretien accordé à Marianne, publié jeudi, la ministre rappelle que "ces violences ne sont excusables en aucun cas, y compris lorsqu’elles se produisent chez des populations en difficulté".

"Je ne vois pas qui pourra honnêtement nous dire qu’un citoyen étranger qui a violé une femme peut rester sur le territoire sans que cela pose problème!", lance Marlène Schiappa, qui souligne que la volonté du gouvernement est claire: "tolérance zéro vis à vis des actes de violences contre les femmes".

Sans préciser les moyens d'application de cette disposition, qui pourra aller "de la circulaire à la loi", Marlène Schiappa assure que "l’entrée en vigueur des mesures annoncées sur la politique migratoire est prévue dans les meilleurs délais". 

Mélanie Rostagnat