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Loi Travail: Myriam El Khomri veut "trouver des pistes d'amélioration"

En ce premier jour de concertations avec les partenaires sociaux sur la très controversée loi Travail, le gouvernement a reçu trois premières organisations syndicales ce lundi matin. "Nous avons eu des débat francs, directs, constructifs", a salué Myriam El Khomri, espérant trouver des "pistes d'amélioration, dans le sens d'une meilleure protection des salariés".

Pour tenter de calmer la fronde qui s'organise autour de l'avant-projet de loi Travail, Manuel Valls a choisi de repousser la présentation du texte en conseil des ministres, initialement prévue mercredi, au 24 mars. Le temps pour l'exécutif de rencontrer les partenaires sociaux. "Tout le monde en a convenu, il faut que notre pays puisse se réformer", a déclaré la ministre du Travail Myriam El Khomri, ce lundi à la mi-journée, à l'issue des premières rencontres.

Après Manuel Valls, dimanche, qui a promis des "améliorations" sur les points les plus polémiques, Myriam El Khomri a assuré qu'elle comptait "trouver des pistes d'amélioration, dans le sens d'une meilleure protection des salariés, et amender ce qui peut être amendé". 

"Il y a des inquiétudes, des interrogations sincères"

Les syndicats agitent deux chiffons rouges autour du texte, contesté à gauche: l'extension du licenciement économique et la création d'un plafond pour les indemnités prud'homales.

"Il y a des inquiétudes, des interrogations sincères", a reconnu Myriam El Khomri, alors que commence un marathon de quinze jours de concertations avec les organisations syndicales et patronales. Ce lundi matin, le gouvernement a reçu trois organisations syndicales, la CFTC, FO et la CGT. "Nous avons eu des débat francs, directs, constructifs", a salué la ministre.

Plus d'un millions de signatures pour la pétition

Face à la nouvelle journée de grèves et manifestations prévue mercredi, 58% des Français voient déjà le mouvement prendre autant d'ampleur que la fronde anti-CPE (contrat première embauche) il y a dix ans, selon un sondage. La forte mobilisation, notamment des lycéens et étudiants, avait alors conduit le gouvernement Villepin à reculer. 

Jean-Luc Mélenchon, fervent opposant au projet de loi Travail, a annoncé, ce lundi matin sur BFMTV-RMC, qu'il rejoindra, sans surprise, les rangs des manifestants, ce mercredi. "Oui, il faut retirer le texte", a-t-il martelé sur notre antenne, se félicitant du "beau succès" rencontré par la pétition contre la loi Travail, et encourageant les Français à "continuer de la signer". Deux semaines après son lancement, cette pétition a dépassé le cap du million de signatures vendredi soir, battant tous les records en France. 

C. P.