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Loi travail: Jean-Luc Mélenchon "ira manifester mercredi"

Fervent opposant du projet de loi El Khomri pour réformer le code du travail, Jean-Luc Mélenchon a de nouveau appelé lundi sur BFMTV-RMC à rejeter ce texte. Alors qu'une grande mobilisation sociale est prévue mercredi en France pour contester la réforme, Jean-Luc Mélenchon réclame toujours le retrait pur et simple d'une loi qu'il juge "archaïque" et fondée sur "une vision idéologique du patronat".

"La loi travail voulue par François Hollande et présentée par Manuel Valls détruira purement et simplement la vie quotidienne d'innombrables familles." Deux semaines après son communiqué assassin contre le projet de loi porté par la ministre du Travail, Myriam El Khomri, Jean-Luc Mélenchon a de nouveau martelé son opposition au texte, qui a été reporté mais reste contesté à gauche.

"Oui, il faut retirer le texte", a-t-il déclaré lundi matin sur BFMTV-RMC, affirmant que "oui", il irait manifester mercredi. "La pétition a eu un beau succès, il faut continuer à la signer".

Fin février, Jean-Luc Mélenchon avait appelé de ses voeux "une marée citoyenne" contre la loi.

Une "loi archaïque" selon Mélenchon

"Cette loi n'est pas bonne parce qu'elle fiche la pagaille et qu'elle est archaïque", a poursuivi Jean-Luc Mélenchon. Selon lui, cette réforme se fonde sur une "vision idéologique" du patronat. "Comme si tous les patrons voulaient licencier", or, "les petits patrons veulent avant tout que leurs carnets de commande soient plein. Quand vous embauchez quelqu'un, ce n'est pas pour le licencier, vous vous demandez d'abord s'il sait faire le boulot", a-t-il défendu, se posant en "conservateur des acquis sociaux".

"12h de travail tous les jours, ce n'est pas tenable, a-t-il dénoncé. Donc il y a 6 millions de chômeurs, mais on demande à ce que les salariés travaillent plus au lieu d'embaucher." "C'est pas le carnet de commandes et ses fluctuations qui doivent organiser le travail, sinon c'est la pagaille et tout le monde est perdant, le patron et le salarié", a-t-il encore poursuivi.

Et de railler "une ambiance de révolution de palais" de l'exécutif. "Je suis pour qu'ils restent car ils s'usent très bien. Cela leur permet de jouer les soi-disant modernes", a ironisé celui qui a "proposé" sa candidature à la présidentielle de 2017 en janvier dernier.

Mélenchon propose un référendum sur le nucléaire

Puis, interrogé sur le prolongement de 10 ans certaines centrales nucléaires proposé par la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, et alors que l'Allemagne réclame la fermeture de la centrale de Fessenheim, Jean-Luc Mélenchon a souhaité un référendum sur le nucléaire en France.

"Je suis pour sortir du nucléaire, d'autres sont pour rester. Que les Français tranchent", a-t-il lancé.

Sandrine Cochard