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La réforme des rythmes scolaires "sera faite", assure Ayrault

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault tient le cap.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault tient le cap. - -

Le Premier ministre affirme ne pas avoir "la main qui tremble" malgré son impopularité grandissante.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a assuré ce vendredi sur France Info que la réforme des rythmes scolaires "doit être faite et sera faite" malgré l'opposition grandissante, afin de "faire reculer l'échec scolaire".

"Je ne vois pas pourquoi on abandonnerait cette ambition", a ajouté le Premier ministre, admettant toutefois que "dans des petites communes, il peut y avoir des difficultés particulières". "Ce ne sont pas les maires qui décident des horaires de cours", a expliqué le Premier ministre, qui s'exprimera mardi à ce sujet devant l'Association des maires de France.

"Cette réforme qui a pour seul but l'intérêt de l'enfant doit être appliquée", a répété le chef du gouvernement qui a martelé que "24 heures d'assimilation des connaissances en neuf demi-journées au lieu de huit, c'est dans l'intérêt de l'enfant".

La réforme de l'écotaxe "a été mal faite"

Revenant sur la hausse des impôts, Jean-Marc Ayrault s'est voulu optimiste. "On est en train de sortir de la crise", a-t-il affirmé, ajoutant que "la tendance à la reprise de la croissance est réelle". "Ce qu'on est en train de faire c'est le redressement du pays", a déclaré le chef du gouvernement, qui s'est dit conscient qu'"un effort a été demandé aux Français mais cet effort n'est pas en vain".

Interrogé sur la suspension de l'écotaxe, le Premier ministre a refusé de donner une date d'application, jugeant que la réforme "a été mal faite" car "des régions périphériques comme la Bretagne étaient pénalisées", avant de conclure: "Nous prendrons le temps nécessaire".

"Fermeté d'âme"

Face à l'exaspération qui gronde, le Premier ministre a voulu se montrer solide. "Dans la tempête les Français jugent leurs dirigeants à leur capacité à tenir le cap, à faire preuve de sang-froid et de fermeté, de fermeté d'âme", a-t-il affirmé avant d'ajouter au sujet de son impopularité: "Je n'ai pas la main qui tremble".

Quant aux suggestions de remaniement et aux déclarations du député socialiste Malek Boutih, Jean-Marc Ayrault les a balayées, affirmant ne pas s'intéresser "à ces petites manoeuvres médiocres".

Aurélie Delmas