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Géolocalisation des téléphones de Sarkozy: Taubira réfute les "soupçons de partialité de la justice"

Christaine Taubira invitée de BFMTV politique le 1er novembre 2015.

Christaine Taubira invitée de BFMTV politique le 1er novembre 2015. - BFMTV

Le retour en France des pilotes d'"Air Cocaïne" est en train de prendre une tournure politique. Le ministère de la Justice est-il au courant qu'une juge d'instruction marseillaise s'intéressait à Nicolas Sarkozy en marge d'un volet de cette affaire? Thierry Solère a violemment pris à partie Christiane Taubira dimanche dernier sur le plateau de BFM Politique. Le député Républicain a demandé à la garde des Sceaux si elle était informée qu'une magistrate avait demandé la géolocalisation des téléphones portables de l'ancien chef d'Etat ainsi que ses fadettes, ses relevés téléphoniques permettant de connaître les appels reçus et émis depuis un téléphone. Pour l'élu de l'opposition, cette situation entraîne un "soupçon de partialité de la justice".

La ministre de la Justice a répondu fermement: "depuis trois ans, nous éradiquons ce soupçon. Nous pensons que pour la solidité d'une démocratie, il faut que l'autorité judiciaire soit indépendante. Il faut qu'elle échappe à la mainmise du pouvoir politique, ce qui était monnaie courante et de notoriété publique sous le précédent quinquennat n'a plus lieu. Vous entendez des procureurs et des procureurs généraux qui le disent très clairement". Elle l'a assuré, elle n'avait "pas de raison d'être au courant d'une décision que prend un juge d'instruction". Néanmoins, elle a expliqué que sur cette "affaire sensible", le ministère a été informé après que le juge d'instruction ait pris ses décisions comme cela se fait habituellement: "C'est cela qui fait reculer le soupçon. Il prend ses décisions en toute liberté".

E. M.