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Comment se prépare le remaniement élargi

Emmanuel Macron et Gérard Collomb le 7 janvier 2018 à Paris.

Emmanuel Macron et Gérard Collomb le 7 janvier 2018 à Paris. - CHRISTIAN HARTMANN / POOL / AFP

Le chef de l'Etat devrait opter pour un large remaniement, qui devrait être annoncé d'ici à ce week-end.

Cette fois, ce sera un remaniement élargi: après la démission du ministre de l'Intérieur, Emmanuel Macron a décidé de modifier la composition du gouvernement de façon plus large qu'après le départ de Nicolas Hulot et Laura Flessel. A l'époque déjà Edouard Philippe lui avait suggéré de voir plus grand, mais le "maître des horloges" avait craint de paraître céder à la pression.

Désormais, il a changé d'avis. La nomination d'Edouard Philippe en intérim lui permet de prendre le minimum de temps nécessaire pour réfléchir aux modalités. Mais cela ne pourra pas durer pour le Premier ministre: s'il apparaît comme gage de solidité, il est déjà débordé et sa double casquette suscite déjà des critiques. Selon Le Parisien, le nouveau gouvernement sera donc annoncé vendredi ou ce week-end. Selon RTL, il pourrait tout de même attendre jusqu'au prochain conseil des ministres.

"Quelqu'un de proche" place Beauvau

La tâche est importante. Il s'agit désormais de se débarrasser des "zones de faiblesse dans le dispositif". Autrement dit, "profiter" du départ de Gérard Collomb pour exfiltrer les ministres fragilisés, comme Françoise Nyssen à la Culture ou Jacques Mézard à la Cohésion des territoires. Le remplaçant de Gérard Collomb est le plus difficile à trouver: il faut un connaisseur des dossiers, potentiellement capable de réformer le ministère et ayant la confiance absolue du président.

Le nom de Christophe Castaner, qui rêverait de ce poste d'après ses proches, ne semble plus tant d'actualité: s'il est effectivement proche du président, son profil serait jugé trop politique, selon RTL. Sa nomination place Beauvau obligerait de surcroît Emmanuel Macron à lui trouver un remplaçant à la tête d'En Marche. Un casse-tête supplémentaire dont il aimerait se passer.

Le nom de Jean-Yves Le Drian, fin connaisseur des questions régaliennes, circule régulièrement. Mais selon Le Parisien, "il ne veut pas" du poste… Et pousserait plutôt Gérald Darmanin vers la place Beauvau. Ce dernier est un proche d'Edouard Philippe, un argument en sa faveur. Mais le ministre de l'Action et des comptes publics n'est pas un marcheur de la première heure: or à un poste pareil, il "faut quelqu'un de très proche", martèlent les macronistes. 

Ariane Kujawski