BFMTV

Bonnemaison acquitté: les politiques vont-ils légiférer sur la fin de vie?

Le docteur Nicolas Bonnemaison, acquitté, à la sortie de la Cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques.

Le docteur Nicolas Bonnemaison, acquitté, à la sortie de la Cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques. - -

Alors que les lacunes de la loi Leonetti sont mises en exergue par plusieurs affaires, dont celles de Vincent Lambert et du docteur Bonnemaison, un avocat de l'urgentiste espère que cet acquittement "va obliger les politiques à aller plus vite". Est-ce vraiment le cas?

Le procès Bonnemaison "va obliger les politiques à aller plus vite", s'est félicité mercredi maître Benoît Ducos-Ader, l'un des avocats du docteur Nicolas Bonnemaison, acquitté par la Cour d'Assises des Pyrénées-Atlantiques, ce mercredi midi. Poursuivi pour avoir abrégé la vie de sept malades en phase terminale, l'urgentiste a été acquitté de l'ensemble des faits par la Cour.

Le gouvernement Valls a chargé le député UMP Jean Leonetti et le député socialiste Patrick Claeys de réfléchir à des aménagements de la loi sur la fin de vie. Comment réagit la classe politique à l'acquittement du docteur Bonnemaison?

Ce matin déjà sur France Inter, avant que la décision ne soit rendue, Jean Leonetti, auteur de la loi éponyme, exprimait ses doutes quant à un éventuel acquittement depuis confirmé, de l'urgentiste. "Bonnemaison donnait la mort à des malades qui ne l'avaient pas demandé. De quel droit?", s'interrogeait le député.

.@JeanLeonetti : "#Bonnemaison donnait la mort à des malades qui ne l'avaient pas demandé. De quel droit ?" #findevie
— France Inter (@franceinter) June 25, 2014

Le Foll pointe la "responsabilité de faire évoluer notre cadre législatif"

En tant que porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll a été l'un des plus prompts à commenter mercredi l'acquittement du docteur Bonnemaison. Cette décision, estime-t-il, ne "fait que conforter qu'on [le gouvernement] a une responsabilité à faire évoluer le cadre législatif" sur la fin de vie.

Une "décision d'humanité", mais "un cas particulier"

"C'est une décision de justice, une décision d'humanité aussi je crois. Mais c'est aussi un cas particulier. Le gouvernement va travailler à donner un cadre juridique nouveau à la fin de vie", a réagi Marisol Touraine, la ministre de la Santé.

Pour Patrick Claeys, "Bonnemaison n'était pas un assassin"

"Je crois qu'à travers le docteur Bonnemaison, on mesure ce que peut être pour les médecins et pour les soignants la solitude dans les services d'urgences", a réagi mercredi sur BFMTV le député PS Alain Claeys chargé d'une mission sur la fin de vie.

David Namias et Karine Lambin