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Bertinotti: "La simplification du divorce est une bonne idée"

La ministre déléguée à la Famille, Dominique Bertinotti, sur le plateau de BFMTV, le 3 janvier 2013

La ministre déléguée à la Famille, Dominique Bertinotti, sur le plateau de BFMTV, le 3 janvier 2013 - -

La ministre déléguée à la famille est l'invitée de BFMTV, vendredi matin. Elle a défendu une plus grande médiation familiale en cas de divorce.

Divorcer sans passer devant un juge? Alors que Christiane Taubira étudie la question, la ministre déléguée à la Famille, Dominique Bertinotti, salue une "simplification" de la procédure.

"La simplification est une bonne idée. La période du divorce est une période conflictuelle où il n'est pas utile d'ajouter du conflit au conflit", a-t-elle fait valoir vendredi matin sur BFMTV, évoquant "la durée de la procédure" qui peut être source de problèmes.

Mais pourquoi se passer d'un juge? "Lorsqu'un couple divorce, il passe au mieux 18 minutes devant un juge. Ces 18 minutes peuvent-elles régler le sort de plusieurs années de vie commune et du sort des enfants?", a-t-elle interrogé avant de défendre une médiation familiale. "La médiation est vraiment l'idée de trouver le meilleur contrat possible, notamment lorsqu'il y a des enfants", a poursuivi Dominique Bertinotti, confirmant que "la médiation sera dans la loi famille".

"Le voile n'est pas un facteur d'émancipation"

Puis, interrogée sur la circulaire Chatel, maintenue par Manuel Valls et qui autorise d'exclure des sortie scolaires les mères voilées. "Je suis très attachée à la laïcité, j'estime que l'école est le lieu de la grande neutralité laïque. Dans les sorties scolaires, je pense que le dialogue doit prévaloir. En expliquant aux mères voilées qui accompagnent que le voile n'est pas un facteur d'émancipation", a-t-elle soutenu.

Quant à un éventuel remaniement en 2014, Dominique Bertinotti ne cache pas son amitié avec Ségolène Royal. "Ségolène Royal est un des talents de la gauche. Je souhaite qu'elle joue un rôle important dans le destin de la gauche", a-t-elle reconnu, sans pour autant s'avancer sur son entré au gouvernement.

Ne pas "traîner son étiquette de cancéreux toute sa vie"

Enfin, Dominique Bertinotti est revenue sur le cancer qu'elle a traversé l'année passée. "Il y avait nécessité de dire très clairement que les cancers, ça se soigne", a-t-elle expliqué pour justifier ses révélations sur sa maladie, en novembre dernier. Selon elle, le cancer est encore aujourd'hui une maladie qui fait peur et qui pâtit d'une mauvaise image, évoquant des malades qui "traînent leur étiquette de cancéreux toute leur vie".

Pour la ministre de la Famille, il est nécessaire de changer de regard sur la maladie, ce qui s'accompagne par un meilleur accompagnement des malades. "Il faut concevoir des aides temporaires pour les malades", a-t-elle insisté, évoquant les "mères de familles" ou encore des salariés. "Les salariés malades, qui prennent des RTT pour se soigner, doivent-ils être exclus? De temps en temps un salarié est malade, cela ne change pas ses compétences", a-t-elle conclu.