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Gilets jaunes: près de 1800 condamnations prononcées par la justice, annonce Edouard Philippe

Les violences qui ont émaillé les rassemblements des gilets jaunes depuis le lancement du mouvement, le 17 novembre dernier, ont donné lieu à 1796 condamnations. 1422 personnes sont encore en attente de jugement.

La justice a prononcé près de 1800 condamnations depuis le début du mouvement des gilets jaunes à la mi-novembre, qui a été accompagné par endroits de violences, a annoncé ce mardi le Premier ministre, Édouard Philippe, devant l'Assemblée nationale.

1422 personnes en attente de jugement

"Depuis le début de ces événements, 1796 condamnations ont été prononcées par la justice et 1422 personnes sont encore en attente de jugement", a énuméré le chef du gouvernement lors de la séance des questions au gouvernement.

En outre "plus de 1300 comparutions immédiates ont été organisées et 316 personnes ont été placées sous mandat de dépôt", a-t-il rapporté. Edouard Philippe a également rappelé que 13 personnes avaient été mises en examen pour les dégradations commises autour et à l'intérieur de l'Arc de Triomphe le 1er décembre, et que cinq autres avaient été mises en examen pour l'incendie le même jour de la préfecture de Haute-Loire, au Puy-en-Velay.

"Indignation" face aux exactions

Après la prise à partie de policiers motocyclistes par des gilets jaunes le 22 décembre sur les Champs-Elysées, il a indiqué qu'une personne avait été interpellée le 31 décembre, mise en examen et placée en détention provisoire le 3 janvier.

Le Premier ministre a appelé, "au-delà de la sanction", "l'ensemble du pays à dire son indignation face à la mise en cause de lieux qui symbolisent notre République et notre démocratie" et "à dire son indignation face aux mises en cause des forces de l'ordre (...) qui assurent la sécurité".

Il a condamné l'incendie samedi d'un véhicule de la mission antiterroriste Sentinelle. "Qui peut dire que cet acte est en quoi que soit l'expression d'une revendication sociale ? En rien. C'est une attaque grave contre ceux que nous sommes. Elle est condamnable", a-t-il déclaré.

Ambre Lepoivre avec AFP