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Gilets jaunes: "la sévérité sera de mise" contre les violences avertit Macron 

552 personnes ont été blessées et deux sont mortes en marge des manifestations des gilets jaunes, entamées le 17 novembre. Ce mercredi, le président de la République met en garde contre d'éventuelles nouvelles violences.

Face au dérives constatées depuis le 17 novembre - premier jour de rassemblement des gilets jaunes - l'Etat opte pour la fermeté. Emmanuel Macron a déclaré ce mercredi, en préambule du conseil des ministres, que "la sévérité sera[it] de mise", alors qu'un nouveau rassemblement est attendu à Paris, samedi 24 novembre. Le gouvernement veut endiguer "des comportements inacceptables" constatés lors des manifestations des "gilets jaunes", a indiqué le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux.

"Il y a des souffrances légitimes qu'il faut entendre mais il y a aussi eu des comportements inacceptables. Il faut être intraitable sur l'ordre public. Nous ne pouvons accepter les deux personnes décédées, les blessés chez les manifestants et chez les forces de l'ordre, ni les propos racistes, antisémites ou homophobes", a-t-il ajouté.

Des "solutions visibles" vont être mise en place par le gouvernement "dans les semaines qui viennent" en "y associant les forces de transformation du pays: les élus locaux, les collectivités locales, les responsables syndicaux et patronaux", a précisé Benjamin Griveaux. 

Primes à la conversion

Selon le porte-parole du gouvernement, le mouvement comporte "une part de vérité avec un sentiment de déclassement réel pour des personnes qui voient leur horizon s'affaisser depuis de nombreuses années". Il reconnaît ainsi que le gouvernement doit "mieux expliquer et tenir compte du décalage évident entre les mesures mises en place dans les textes votés et ce qui change le quotidien de nos concitoyens".

Pour calmer la grogne, Benjamin Griveaux a rappelé les mesures de soutien annoncées la semaine dernière, dont un chèque énergie élargi et une "super prime" à la conversion des véhicules pouvant aller jusqu'à 4.000 euros pour les ménages les plus modestes.

"Nous avions prévu 500.000 primes à la conversion sur 5 ans; or en 18 mois, nous en avons eu 280.000 et on sera à plus d'un million à la fin du quinquennat", estime-t-il.

Benjamin Griveaux demande par ailleurs de "ne pas faire la caricature" en évoquant l'impossibilité de passer au tout-électrique puisque le doublement de la prime à l'achat doit aussi permettre d'acheter "des véhicules qui consomment moins".

Ambre Lepoivre avec AFP