BFMTV

Philippot: "La mondialisation sauvage a son candidat, François Fillon"

Florian Philippot, vice-président du Front national, était ce lundi matin l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et sur RMC, au lendemain de la victoire de François Fillon à la primaire à droite.

Florian Philippot attribue la victoire de François Fillon à "l'absence de leader naturel" à droite. "Il y a eu quatre millions d'électeurs, c'est à peu près 9% du corps électoral. Maintenant, après que les péripéties gouvernementales et de la gauche seront réglées, la vraie élection présidentielle pourra vraiment débuter, et on pourra aller projet contre projet".

Selon le numéro deux du FN, "la mondialisation sauvage a son candidat, qui s'appelle François Fillon. C'est un projet qu'on appelait au Moyen-âge une saignée. Il propose un retour en arrière, il y a 120, 130 ans".

Florian Philippot ne croit pas à l'idée que les électeurs de droite désirent réellement une candidature de François Fillon. "La victoire de François Fillon s'est faite comme une bulle spéculative, qui a monté très vite, en deux, trois semaines, et elle peut éclater très vite. Je crois qu'elle va éclater quand les Français vont regarder vraiment le projet".

"François Hollande en pire"

"Sur l'immigration et l'identité, c'est un candidat dans la continuité de François Hollande", attaque Florian Philippot. "Je sais qu'avec François Fillon, nous risquons d'avoir François Hollande en pire, assumé dans ses choix contre les Français".

François Fillon est-il considéré par Marine Le Pen comme le candidat le plus difficile à affronter? "Le choix sera clair si Marine Le Pen et François Fillon sont au second tour", veut croire Florian Philippot. "Il y aura le candidat de la mondialisation sauvage, et la candidate de l'Etat-nation et du patriotisme, qui défendra les plus modestes, les classes moyennes, les personnes âges, qui défendra aussi la laïcité".

Le numéro deux du FN précise que le programme du Front national sera présenté en février. Il promet "un référendum sur l'appartenance à l'Union européenne" six mois après l'élection présidentielle, si Marine Le Pen est élue, précisant: "On ira négocier avant, pour voir si on peut récupérer les grandes souverainetés".

A.L.M.