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Marine Le Pen chahutée lors d'un déplacement à Oxford

Manifestation contre la participation de Marine à une conférence-débat à l'université d'Oxford, au Royaume-Uni.

Manifestation contre la participation de Marine à une conférence-débat à l'université d'Oxford, au Royaume-Uni. - Justin Tallis - AFP

Plusieurs centaines de manifestants ont retardé jeudi en fin d'après-midi la participation de Marine Le Pen à une conférence-débat organisée par l'association des étudiants de l'université d'Oxford. Brandissant des pancartes où l'on pouvait lire "plus jamais Le Pen" et criant "racaille nazie", ils ont accusé l'association d'"offrir une tribune aux fascistes", en ayant invité la présidente du Front national.

"Plus jamais Le Pen", "racaille nazie", "non au fascisme". Marine Le Pen a eu le droit à un comité d'accueil turbulent jeudi en fin d'après-midi pour son arrivée à une conférence-débat organisée par l'association des étudiants de l'université d'Oxford, à 95 kilomètres au nord-ouest de Londres.

Plusieurs associations avaient appelé sur Facebook à manifester contre la présidente du FN. "L'Oxford Union (nom de l'association, NDLR) a invité Marine Le Pen, la dirigeante antisémite et islamophobe du parti fasciste français Front national pour s'exprimer dans notre ville. Nous protesterons contre cet évènement pour montrer que le fascisme n'est pas le bienvenu à Oxford", pouvait-on lire sur la page appelant à la mobilisation.

Les manifestants ont réussi à retarder d'une heure le discours de Marine Le Pen.

Important dispositif policier

La présidente du FN a largement relayé sa présence dans la plus ancienne université britannique. Différentes photographies de la conférence y ont été publiées et son discours a même été live-tweeté. Elle n'y a en revanche pas fait mention des manifestants.

Profitant de son passage outre-Manche, la leader frontiste a donné une interview (en français) à la BBC dans laquelle elle a fustigé la "lâcheté de nos dirigeants" à contrôler l'immigration, un combat essentiel selon elle contre le terrorisme islamique. Sur l'agitation entourant sa venue dans l'université, elle a qualifié les manifestants d'Oxford d'ennemis de la liberté d'expression.

Sa venue à l'université de Cambridge avait suscité la même animosité en 2013.

Un dispositif policier a été déployé jeudi à Oxford pour assurer la sécurité de Marine Le Pen à sa sortie de l'université.

Karine Lambin