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François Fillon: "Supprimer les 35h? La gauche reviendrait sur une erreur"

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L'ancien Premier ministre et co-président par interim de l'UMP François Fillon est l'invité de BFMTV et RMC jeudi. Ce qu'il faut retenir de son entretien avec Jean-Jacques Bourdin.

Présidence de l'UMP, primaire en 2016, présidentielle de 2017, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, nouveau gouvernement de Manuel Valls et politique de François Hollande... L'ancien Premier ministre et co-président par interim de l'UMP François Fillon est l'invité de BFMTV et RMC jeudi. ce qu'il fait retenir de son entretien avec Jean-Jacques Bourdin.

#Le pari: "je dis banco au nouveau discours" de Manuel Valls

"Je dis banco au nouveau discours de Manuel Valls", assure François Fillon évoquant le "virage social-démocrate" de l'exécutif. Néanmoins, "ce ne sont que des mots" et c'est un revirement "par rapport au programme sur lequel a été élu François Hollande". 

Après "vue la situation", l'idée de nouvelles élections "devient plausible dans la tête des Français. (...) Quand il y a une crise politique j'estime que la seule solution est un retour au peuple. Mais nous devons attendre de voir si la majorité suit le gouvernement".

#La bonne nouvelle: "Supprimer les 35 heures, une nouvelle formidable"

Supprimer les 35 heures? "C'est une excellent idée, ce serait une nouvelle formidable et c'est ce que je propose depuis longtemps". "Ca a été une erreur de ne pas s'attaquer aux 35 heures" quand il était Premier ministre sous Nicolas Sarkozy qui avait "préféré l'option de la défiscalisation des heures supplémentaires".

"La gauche reviendrait sur une erreur (...) et je voterai le texte sans hésitation s'il était proposé à l'Assemblée nationale", a-t-il expliqué. 

#Le tacle: "Jamais eu un président aussi faible"

"La situation économique est dramatique, la voix de la France n'a jamais été aussi inaudible. (...) François Hollande est le président le plus faible de la Ve République (...) On voit un président irrésolu, souvent tenté par la passivité", juge sévèrement François Fillon.

#Le bon point: "La candidature de Juppé crédibilise la primaire UMP"

"La candidature officielle d'Alain Juppé crédibilise l'idée de la primaire. Elle la rend incontournable. (...) Alain Juppé est un homme remarquable avec une ligne politique claire qui n'est pas la même que la mienne notamment sur la radicalité des réformes à mettre en oeuvre", se félicite François Fillon au lendemain des propos d'Alain Juppé. "Le rendez-vous politique majeur pour la droite, ce seront les primaires de 2016 et rien d'autre".

"Nous serons dans le débat (...) Un débat intellectuelle dont la droite à besoin."

Et Nicolas Sarkozy? "Nous n'avons plus de contacts car nous avons quelques désaccords", explique François Fillon. 

Quant à la présidence de l'UMP à la fin de l'année, il assure de ne pas avoir "pris la décision" de soutenir Bruno Le Maire.

S.A.