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Fillon « candidat quoi qu’il arrive » à la présidentielle en 2017

François Fillon était en visite au Japon où il a reçu la plus haute distinction du pays.

François Fillon était en visite au Japon où il a reçu la plus haute distinction du pays. - -

Lors d’une visite au Japon, François Fillon a annoncé à quelques journalistes jeudi qu’il serait « candidat quoi qu’il arrive » à l’élection présidentielle de 2017. L’ancien Premier ministre a ensuite affirmé sur Twitter qu'il parlait de la primaire UMP.

C’est maintenant officiel, François Fillon veut aller jusqu’au bout. Ce jeudi, l’ancien Premier ministre a affirmé lors d’une visite au Japon : « Je serai candidat, quoi qu’il arrive », à la présidentielle de 2017, lors d'un entretien informel avec des journalistes. A Tokyo, François Fillon venait d’être décoré par l'empereur Akihito du « grand cordon de l'ordre du Soleil levant », la plus haute distinction du Japon.
Le 24 avril dernier, François Fillon avait passé un accord concernant une primaire à droite en 2016 avec Jean-François Copé, le président de l’UMP. Dans un message diffusé sur Twitter, François Fillon a ensuite précisé ses propos : « Rien de nouveau dans mes propos de Tokyo. C'est aux primaires de 2016 actées par l'UMP que j'ai renouvelé mon intention d'être candidat ». Les propos de François Fillon sont « en lien direct avec les primaires de la droite et du centre », a lui aussi insisté, de Paris, son porte-parole Jérôme Chartier. « Les primaires ouvertes seront dans les statuts de l'UMP » que « François Fillon a ardemment souhaités ». Leur « rédaction finale s'achèvera dans quelques jours », a-t-il précisé.

« Moi, je suis engagé dans la vie politique »

Concernant Nicolas Sarkozy, qui parcourt le monde en donnant des conférences et qui semble prêt à faire son retour politique, François Fillon a une réponse cinglante : « moi, je suis engagé dans la vie politique, ce n'est pas son cas », a-t-il dit lors de son échange à Tokyo. Concernant la situation actuelle de la France, François Fillon estime que « plus on laisse le temps passer, plus on aura besoin d'un choc ». « Ce ne sont pas seulement trois mesures homéopathiques qui changeront les choses, car le doute sur l'économie française est considérable », a-t-il poursuivi.
« Les Allemands et les Français doivent piloter l'économie de la zone euro et cela demande de la cohérence et une cohésion très forte », insiste François Fillon, « sinon nous serons sur la pente du déclin du continent » européen.

Mathias Chaillot