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Podemos: à Madrid, Mélenchon prédit "un tremblement de terre politique"

Jean-Luc Mélenchon a participé à la grande manifestation de Podemos, ce samedi, à Madrid.

Jean-Luc Mélenchon a participé à la grande manifestation de Podemos, ce samedi, à Madrid. - Gerard Julien - AFP

Après s'être réjoui à plusieurs reprises de la victoire de Syriza en Grèce, Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle de 2012, est venu manifester aux côtés des militants de Podemos, ce samedi à Madrid, en Espagne.

"L'histoire est en train de se faire". Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle de 2012, a estimé ce samedi que l'Europe était secouée "par un tremblement de terre politique", au démarrage d'une vaste manifestation à Madrid du parti Podemos qui veut rénover l'Espagne.

"On est dans un tremblement de terre politique européen", a déclaré le dirigeant français venu manifester avec Podemos dans une Marche du changement qui a réuni des dizaines de milliers de personnes au coeur de Madrid.

"L'histoire est en train de se faire". La victoire du parti anti-libéral Syriza en Grèce "est considérable, la mobilisation en Espagne, je ne sais pas si elle sera victorieuse, mais elle fait déjà bouger les lignes", a-t-il poursuivi.

Une chaîne rompue en Grèce, prête à rompre en Espagne?

Podemos, né il y un an et sans expérience du pouvoir, est au coude à coude dans les sondages avec les conservateurs du Parti populaire au pouvoir, loin devant l'opposition socialiste. Après avoir remporté cinq sièges aux élections européennes en 2014, il se présente aux élections régionales en mai et aux législatives de la fin de l'année.

"Après que la chaîne est rompue en Grèce, on pense qu'elle peut dorénavant rompre en Espagne et à partir de là on peut imaginer que le dispositif actuel de la Troïka (Union européenne, FMI et Banque centrale européenne) et de la gouvernance merkelienne s'effondre", a ajouté Jean-Luc Mélenchon.

La chancelière allemande Angela Merkel et le président François Hollande disent que la Grèce doit rembourser sa dette, mais "les Grecs ne paieront pas, la dette est impayable", a-t-il affirmé.
Jé. M. avec AFP