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Amnistie sociale: Mélenchon accuse Hollande de "duplicité"

Jean-Luc Mélenchon ne mâche pas ses mots envers le chef de l'Etat.

Jean-Luc Mélenchon ne mâche pas ses mots envers le chef de l'Etat. - -

Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche (PG) s'est déclaré jeudi "consterné" et "blessé" par la décision de s'opposer à la proposition de loi communiste sur l'amnistie sociale, accusant François Hollande de "duplicité".

Pour Jean-Luc Mélenchon, la pilule ne passe pas. Invité de l'émission "Des paroles et des actes" sur France 2, le président du Front de gauche a déclaré qu'il était "consterné et, comme beaucoup, blessé" du refus du gouvernement de soutenir le projet de loi sur l'amnistie sociale.

"La violence dans le monde du travail c'est 564 personnes par an qui perdent la vie au travail, 100.000 personnes qui arrivent en fin de droit chaque mois, c'est ça la violence quotidienne, c'est 300.000 personnes sans toit, 1.2 millions de travailleurs pauvres", a-t-il déploré.

Il a ensuite accusé le président François Hollande de "duplicité". "Quelle duplicité parce qu'il m'a promis les yeux dans les yeux qu'il ferait l'amnistie", a-t-il dit précisant que cette promesse avait été faite "la première fois qu'il l'a rencontré après son élection". "J'en donne ma parole d'honneur", a-t-il déclaré.

"Rompez les rangs, votez avec nous!"

"J'en appelle à la conscience des parlementaires de gauche, ne trahissez pas votre famille, rompez les rangs, votez avec nous !", a lancé l'ancien candidat du Front de gauche à la présidentielle.

Le Front de gauche, appuyé par la CGT, s'était fortement mobilisé pour ce texte, organisant une manifestation devant le Sénat. Jean-Luc Mélenchon est un des grands défenseurs de cette amnistie, qui fut combattue au Palais du Luxembourg par la droite et les centristes.

Depuis, le gouvernement, par la voix du ministre des relations avec le Parlement, Alain Vidalies, a fait part de son opposition à ce texte, qui a été rejeté de facto en commission à l'Assemblée nationale.