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Amnistie sociale: les députés PS et le gouvernement disent non

Des violences entre forces de l'ordre et syndicats de Goodyear le mois dernier.

Des violences entre forces de l'ordre et syndicats de Goodyear le mois dernier. - -

Le gouvernement et le président du groupe socialiste à l'Assemblée se disent défavorables à l'amnistie sociale, qui fait l'objet d'une proposition de loi communiste, déjà adoptée au Sénat.

Examinée le 16 mai prochain à l'Assemblée, la proposition de loi visant à amnistier les délits commis lors de mouvements sociaux continue d'embarasser le Parti socialiste mais aussi le gouvernement, divisés sur la question.

Pourtant, le ministre des Relations avec le Parlement a fait savoir mercredi matin sur France Info qu'une ligne commune avait été trouvée au sein de l'équipe de Jean-Marc Ayrault: pour l'amnistie sociale, ce sera non.

"La position du gouvernement dans ce débat sera non. Nous ne sommes pas favorables à cette amnistie, ni à aucune autre. Ca a été la position du président de la République depuis l'origine et ce qui se passe en ce moment montre qu'il faut avoir une seule réponse, le respect de la loi républicaine pour tous", a tranché le ministre, alors que se multiplient des incidents en marge de manifestations contre le mariage homosexuel.

"Ce texte ne va pas dans le bon sens"

Une affirmation aussitôt suivie par des déclarations similaires de Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l'Assemblée, sur BFMTV. "Ce texte ne va pas dans le bon sens, il ne peut pas être adopté en l'état à l'Assemblée."

La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a également abordé le sujet lors du point presse après le Conseil des ministres. "On a essayé de retravailler le texte au Sénat, mais ce n'est pas encore ce que l'on souhaite, donc on a décidé de ne pas soutenir ce texte."

Déjà adoptée au Sénat, la proposition de loi communiste, véritable cheval de bataille de Jean-Luc Mélenchon avec le soutien de la CGT, suscitait les réserves de certains ministres depuis plusieurs semaines. "Je reste sceptique sur le principe de l’amnistie et je crois d’abord aux exigences du dialogue social", avait ainsi déclaré Manuel Valls en mars.

Un avis partagé par le ministre du Travail Michel Sapin sur BFMTV. "Rien qui pourrait être considéré comme une violence vis-à-vis de personnes, ou une mise en cause d’une autorité publique ne pourra être amnistiée."

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